Commentaire : brise marine de mallarme

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  • Publié le : 25 juillet 2010
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COMMENTAIRE : BRISE MARINE DE MALLARME

Brise Marine est l’œuvre du célèbre poète symboliste Stéphane Mallarmé reconnu pour avoir étudier avec précision les sonorités de la poésie.
Publié en 1899 dans le recueil intitulé Poésies, ce poème étudie un thème important pour les poètes de l’époque : l’ennui qui résulte du quotidien.
Dans le but d’analyser cet extrait, nous verrons comment le poètenous fait part de la souffrance qu’occasionne une vie monotone et du désespoir dans lequel il plonge le poète.
En second lieu, nous analyserons le désir de fuite du poète pour se soustraire à la douleur qui résulte de cette vie monotone.
Enfin, nous nous efforcerons à montrer, tout au long de cette analyse, que l’ennui que représente le quotidien est semblable au manque d’inspiration chez unpoète.

Dans ce poème, Mallarmé nous fait part d’un grand maux de son siècle : le rejet d’un quotidien sans intérêt.
Ainsi, il s’attache à montrer les conséquences dévastatrices de cet ennui sur les intellectuels de son temps, notamment les poètes.
De ce fait, il compare sa situation actuelle à un vide comme le prouve l’utilisation du champ lexical de l’absence.
En effet, le poète emploie destermes tels que : « rien (v.4) ; déserte (v.6) ; vide (v.7) ; blancheur (v.7) ; perdus (v.15) ».
Ainsi, nous pouvons déclarer que le présent n’a plus aucune importance pour le poète. Ce champ lexical du vide est comparable au problème de l’écriture chez u poète et donc au manque d’inspiration auquel est confronté Mallarmé au quotidien.
Ainsi, nous pouvons penser que, pour Mallarmé, le quotidienest un présent plat et sans saveur ; qu’on pourrait comparer à une certaine mort spirituelle puisqu’il nuit à l’inspiration poétique.
Le poète n’a plus de aucun centre d’intérêt, plus aucune curiosité.
Cette image est renforcée par l’hyperbole présente dès le premier vers :
« J’ai lu tous les livres. »
Effectivement, cette hyperbole sert à appuyer le désespoir dans lequel se trouve le poète etrenforce l’état dépressif de ce dernier. En outre, la culture a épuisé toutes ses ressources pour satisfaire la curiosité du poète.
De plus, le constat désabusé de son quotidien est intensifié par les interjections présentes aux vers 1 et 2 comme « hélas ! » et « fuir ! ».
De même, nous pouvons noter que l’ennui qui touche le 19ème siècle est personnifié.
En effet, au vers 11, Mallarmédéclare :
« Un Ennui désolé […] ».
Ainsi, cette personnification porte à son comble le mal-être du poète qui le juge universel.
Ensuite, nous pouvons remarquer que l’auteur met un point d’honneur à se détacher de son temps.
Ainsi, il s’oppose à tout ce qui peut paraître attrayant dans sa société contemporaine en utilisant à profusion le terme « ni ».
De ce fait, nous pouvons croire que, selonMallarmé, le poète n’est pas fait pour vivre au milieu des Hommes.
En effet, l’auteur renie les merveilles de la nature en disant :
« Ni les vieux jardins reflétés par les yeux » (v.4)
De même, Mallarmé rejette l’écriture en déclarant :
« Ni la clarté déserte de ma lampe / sur le vide papier que la blancheur défend » (v.6)
En outre, ce vers appuie l’impasse intellectuelle, l’aporie dans laquelle setrouve Mallarmé qui demeure sans aucune inspiration et usé par sa vie monotone.
Enfin, le poète refuse les bienfaits de la famille en affirmant :
« Et ni la jeune femme allaitant son enfant » (v.8).
Ce désir ardent d’évasion est amplifié par les verbes retenir et partir conjugués au futur.
Effectivement, l’auteur déclare :
« Rien […] ne retiendra ce cœur » (v.5) et « Je partirai ! » (v.9).Néanmoins, nous pouvons remarquer que cette volonté de fuir ce mal-être est problématique car le poète doute de ses choix.
Cette crainte est traduite dans l’œuvre par de nombreuses oppositions.
Ainsi, le poète emploie les termes :
« Clarté déserte » (v.6) : la clarté est sensée mettre en évidence des choses, ainsi, elle ne peut être déserte.
« Cruels espoirs » (v.11) : cet oxymore...
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