Commentaire candide de voltaire

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  • Publié le : 30 mai 2010
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MALBOS Sandy 20/11/2009
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COMMENTAIRE
Candide, de Voltaire

Pour Voltaire, auteur des plus célèbres contes philosophique, comme pour d’autres grands philosophes du XVIII° siècle, il utilise un autre moyen que le merveilleux pour instruire son lecteur, un moyen qui consiste à faire voyager ses lecteurs dans un monde factice et idéal, pour mieux lui faire adhérer à ses idées.Cet écrivain nous illustre cette règle d’écriture dans l’extrait du chapitre XVIII, tiré de Candide. Dans ce passage, Voltaire nous présente deux personnages, Candide et Cacambo qui contemplent dans l’émerveillement un monde parfait et extraordinaire, l’Eldorado, un univers qui semble apparaître comme le contraire du monde qu'ils connaissent. Nous chercherons à savoir en quoi cet extrait est uneutopie et comment la critique s’y manifeste. Ainsi, nous analyserons dans un premier temps les procédés qu’il emploi pour nous séduire et dans un second temps, comment il introduit sa critique dans cette utopie.

En effet, Voltaire nous dévoile quelques indices de cette utopie en nous présentant un monde idéal où tout est bien, tout est beau. Il est une sorte de paradis où tout ce qui faitle monde réel se retrouve à un degré qui relève de l’imagination. Un endroit où il n’existe aucune trace de conflit, ni de problème en aucune sorte. En outre, l’auteur suggère de nous faire visiter l’Eldorado, pays légendaire d’Amérique du Sud où l’absence du réel fait l’émerveillement de Candide qui s’émerveille de tout.
Ainsi, le philosophe fait le choix de nous exposer un lieu où tout estmagnifique, extraordinaire, et grandiose dans le but de mettre en avant un monde d’abondance. Un endroit qui continu de faire rêver Candide, personnage innocent et naïf. Cet effet est produit par les matériaux exceptionnels utilisés pour la construction du palais royale et le gigantisme des édifices, l’auteur nous le démontre par une hyperbole aux lignes 1, 2 « jusqu’aux nues », et lignes 9 et10 « galeries de deux milles pas ». On notera également la richesse et l’originalité des éléments urbains « fontaine d’eau pure » ; « fontaine d’eau rose », lignes 2 et 3, et la démesure, la disproportion des chiffres « milles colonnes » ; « Après avoir parcouru toute l’après-dînée à peu près la millième partie de la ville », Voltaire a cherché ici à exagérer les choses pour montrer à quel pointce pays est immense et a d’abondante richesses
Cependant Voltaire ne s’arrête pas là. Le philosophe va jusqu’à inventer une société exemplaire, civilisée dans laquelle les gens sont égaux soit, une image positive de la société. Il appui cela dans la citation suivante lignes 6 et 7 : « Candide demanda à voir la cour de justice […] ; on lui dit qu’il n’y en avait point et qu’on ne plaidaitjamais. », cela nous semble impossible et inconcevable. Et enfin aux lignes 6 et 7, lorsque Candide s’informe si il y a des prisons et qu’on lui répond que non. Ces affirmations illustrent bien les propos tenus précédemment. En outre, ce monde est effectivement un monde imaginaire propre à une utopie. En effet, les gens sont respectueux de la morale, il n’y pas de prison ni de cour de justice, enoutre aucun appareil répressif. De plus, nous pouvons constater la proximité que Candide a par rapport au roi : « Candide se mit à table entre Sa Majesté, son valet Cacambo ». L’écrivain insiste sur le fait que le roi est proche de ses sujets alors qu’ils ne sont que de simples étrangers. Le roi est tolérant, pour lui tout le monde est égaux, il n’y a pas de place hiérarchique. Par conséquent, c’estune société fondée sur la courtoisie et le respect d’autrui. On notera que l’auteur cherche également à montrer que dans cette cité règne la paix. Elle est constituée de règles générales qui concernent l’ensemble des habitants : le pronom indéfini « on » le prouve. On notera également l’intérêt pour le savoir et la culture : l’existence du « palais des sciences » ligne 9, l’Eldorado consacre...
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