Commentaire Candide - "La Guerre" - Chapitre 3 - Litterature Bac L

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  • Publié le : 22 avril 2014
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Introduction :



Situation :



Candide a été chassé du château de T.T.T. et à connu l'enrôlement forcé dans l'armée bulgare et se trouve en plein milieu du champ de bataille. On suppose que ce chapitre a été inspiré par les horreurs de la guerre de 7 ans entre la Prusse, la France, l'Autriche, l'Espagne et l'Angleterre. Cette guerre (1756-1763) est contemporaine à l'écriture deCandide (1759). Pendant, cette guerre les massacres de population civile sont nombreux.
Ce texte est l'occasion pour Voltaire de confronter son héro à la guerre.



Problématique : En quoi ce texte est-il une condamnation ironique de la guerre ?


I) Le spectacle du champ de bataille



Le texte débute par une description des deux armées et l'accent est mis sur son caractèrespectaculaire comme le souligne la métaphore : « le théâtre de la guerre. »


1) L'aspect esthétique

La guerre est présentée comme un spectacle d'abord agréable à l'œil : dans la première phrase, il y a une accumulation de 4 adjectifs valorisants qui sont précédés d'un adverbe d'intensité « si » et qui insiste sur l'élégance et l'ordre du spectacle de l'armée. C'est également un spectacle agréable àl'oreille : l'ouïe est sollicitée avec une énumération (L.1) d'instruments de musique dont on souligne l'harmonie, une harmonie au caractère extraordinaire. Tournure hyperbolique « tel qu'il n'y en eu jamais ». Cependant, si Voltaire semble faire un portrait élogieux de la guerre, l'ironie est déjà présente : d'abord, implicitement par le décalage entre la réalité et les mots qui sont utilisés.Ensuite, explicitement car l'ajout du mot « canons » dans la liste des instruments de musique et par le fait que l'harmonie des instruments soit liée à l'enfer.


2) Le spectacle du combat



Vient ensuite la description du combat où l'on constate que les acteurs de la guerre ne sont pas les soldats, mais les armes, puisque les sujets des verbes d'action sont : « les canons », « lamousqueterie », et les « baïonnettes ». Ensuite, on peut dire que Voltaire énonce, comme une addition les conséquences des combats en minorant la cruauté : présence d'euphémismes des lignes 2, 3 et 4. On note également le fait que le nombre de victimes est systématiquement approximatif et globalisant : « à peu près 6000 hommes ».Il se conclut par une formule de calcul : « le tout » (L.5) froide et sansémotion : « le tout pouvait bien se compter à vingtaine de mille âmes ». L'ironie se manifeste par le décalage entre le sort terrible des hommes qui sont tués et la manière dont cela est formulé. Mais également, par le fait que ce ne sont pas les soldats qui sont glorifiés, mais les armes. Ce premier paragraphe se termine par un oxymore : « cette boucherie héroïque » qui révèle donc sous lespectacle, la cruauté.

II) Le spectacle de l'horreur



Le deuxième paragraphe montre par le regard de Candide fuyant les conséquences de la guerre sur la population civile.


1) La diversité des victimes



Les vieillards, les femmes, les enfants, les filles : volonté de montrer que personne n'échappe à la tuerie et surtout les êtres considérés comme les plus faibles de la société. On al'impression que les soldats s'acharnent sur eux alors qu'ils ne présentent aucun danger.


2) La violence



On remarque qu'il y a 4 expressions qui revoient au nombre de victimes, à chaque fois on remarque l'emploie de l'article indéfini : le nombre st imprécis, mais évoque la multitude. On peut également dire que le champ lexical de la violence est étendu, et on a une série departicipes passés pour désigner les exactions commises par les soldats et sur les victimes : « criblés de coup », « brulés », « égorgés » , "éventrés », « répandu », « coupé ». Des participes passés qui donnent une vision accrue des massacres opérés sur les victimes. On peut ajouter la périphrase qui souligne le sort réservé aux jeunes filles qui sont violées : marque d'insistance. Enfin, on a...
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