Commentaire chapitre 18 de candide, voltaire

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  • Publié le : 5 mai 2011
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Le texte étudié est un extrait du chapitre 18 de Candide. Ce conte philosophique à été écrit par Voltaire et publié en 1759. Écrivain français, mais aussi philosophe des lumières, Voltaire à marquer son époque avec d'autres contes comme Micromégas ou L'ingénu, des romans comme Zadig ou encore des pièces de théâtre comme Zaïre ou Œdipe. Dans ces œuvres, Voltaire défend de nombreuses causes tellesque l'intolérance ou le fanatisme religieux. On retrouve d'ailleurs ces causes dans Candide qui est aujourd'hui considéré comme représentatif des idéologies des philosophes des lumières. Ce conte est basé sur le parcours initiatique du personnage principale, Candide, qui voyage dans le monde entier afin de retrouver sa bien-aimée. Voltaire utilise ce prétexte de recherche de l'amour afin depousser le lecteur à une réflexion sur l'Optimisme. En effet, Voltaire était lui même partisan de cette philosophie jusqu'au tremblement de terre de Lisbonne en 1756, qui marqua les esprits de l'époque. Candide se retrouva d'ailleurs à Lisbonne lors de l'auto-da-fé après cet événement. Il parcours ensuite de nombreux autres pays avant d'arriver par hasard dans l'Eldorado. Ce pays d'Amérique du Sudsupposé regorger d'or est un mythe représentatif de l'Utopie apparu au 16ème siècle. On retrouve d'ailleurs dans ce passage les caractéristiques d'un monde utopique. Nous allons commencé par étudier les différents aspects de ce monde idéalisé mais qui s'avère être impossible selon Voltaire qui cherche à amener le lecteur à une critique de la société de l'époque.

Tout d'abord, Voltaire nous décrisun monde idéalisé, tout d'abord pour sa richesse, puis pour son abondance avant de créer un lien avec le Paradis.
En effet le lecteur est plongé dans un monde de richesse dès le premier paragraphe. On y remarque effectivement la présence d'un champ lexical de la royauté : « carrosse », « palais du roi » qui le prépare à cet univers luxueux. Ce champ lexical est accentué par l'utilisation d'unehyperbole : « supériorité prodigieuse » pour parler de la matière composant le portail. Démontrant ainsi la prospérité de ce pays pouvant se permettre d'utiliser des matériaux rares et/ou précieux pour construire des choses aussi futiles qu'un portail. Cette impression de supériorité est renforcé par la comparaison que l'on retrouve à la fin de ce premier paragraphe, rabaissant ce que desoccidentaux tels que Candide et Cacambo considèrent comme précieux : l'« or » et les « pierreries » à des choses auxquelles ils ne prêtent aucune attention habituellement : des « cailloux » et « du sable ». Pour finir, le roi se permet de vêtir ses invités, pourtant de simples voyageurs, « de robes d'un tissu de duvet de colibri ». Or si de telles robes existaient, on suppose qu'elles seraientrelativement rares, prouvant une fois de plus la richesse du pays.
De plus, on voit dans cette première partie, de nombreuses allusions à l'opulence de la cité. On constate en effet que Voltaire utilise plusieurs données chiffrées et hyperboliques telles que le portail de « deux cent vingt pieds de haut, et de cent de large », les « deux files, chacune de mille musiciens », « les marchés ornés de millecolonnes » ou encore Candide et Cacambo reçues par « Vingt belles filles de la garde ». Ces données servent à exprimer la profusion des moyens dont dispose l'Eldorado, aussi bien au niveau matériel que social. On trouve également deux autre hyperboles témoignant cette abondance. La première est l'évocation des « fontaines d'eau pure », « les fontaines d'eau rose » et des « fontaines de canne desucre » car il est précisé qu'elles « coulaient continuellement » plaçant ainsi le lecteur dans une atmosphère d'affluence permanente. La deuxième, « Jamais on ne fit meilleure chère » mettant en valeur la qualité de leur accueil qui fût aussi bien faste que chaleureux. On retrouve cette valeur au début du dernier paragraphe où l'auteur utilise le mot « hospice » pour qualifié la cité, suggérant...
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