Commentaire chapitres 17-18 leviathan

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  • Publié le : 28 avril 2011
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Hobbes, « Le Léviathan »,
Chapitres 17 et 18

Introduction :
Thomas Hobbes est un philosophe anglais, né en 1588 et mort en 1679, en Angleterre.
Sa vie fut consacrée à l’étude et à la méditation. Il entreprit, de plus, trois voyages en France et en Italie, et se contraignit à un séjour d’exil à Paris, en 1651. Ces voyages l’ouvrent alors à la Science et à la politique.
Il est l’auteur denombreux ouvrages, tels que « Elements of Law » (1640), « De Cive » (1642)…et surtout le « Léviathan » en 1651 qui présente clairement ses idées politiques. Le Léviathan est au départ un serpent se mer monstrueux, qu’on trouve dans la Bible, et qui fait là office de métaphore de l’Etat.
Cet ouvrage est particulièrement spécial. En effet, pour le comprendre il convient en premier lieu d’étudier soncontexte d’écriture. Ainsi, quand Hobbes écrit le « Léviathan », l’Angleterre est alors en plein chaos au lendemain de la guerre civile : Parlement dissous plusieurs fois, le roi Charles 1er exécuté… L’Angleterre connait alors un véritable vent de réforme, une affirmation de la puissance civile… Un nouveau temps semble succéder à la Renaissance, et en Angleterre, comme en France, le destin del’Etat moderne est en jeu.
Avec son œuvre, qui va avoir une influence énorme sur la philosophie politique moderne, Hobbes répond donc aux questions de son temps et même plus : selon le philosophe, le « Léviathan » est destiné à être le manuel des souverains. Cet ouvrage n’émet donc pas seulement des idées abstraites : il se veut pragmatique et d’utilité publique.
Ainsi, le « Léviathan » conceptualisel’Etat de nature, le contrat social, fonde les bases de la souveraineté. Et l’idée principale qui ressort est que l’Etat doit répondre à un principe primordial : l’établissement de la paix. Et, pour ce faire, il convient donc d’instaurer un pacte social : les individus transfèrent leurs droits naturels au souverain en échange de quoi ce dernier garantit l’indivisibilité de l’Etat et assure sasupériorité.
Nous étudierons donc plus précisément les chapitres 17 et 18 de l’œuvre et tenterons de montrer en quoi ils posent de nouveaux principes de la pratique politique et fondent réellement les concepts de « contrat social », « souveraineté »…
Une première partie nous permettra d’étudier l’état de nature qui, selon Hobbes, doit être régi par un Etat uni(I). Une seconde partie nous amènera àétudier une forme particulière de l’Etat expliquée par Hobbes, l’Etat d’institution(II).

I) De l’Etat de nature à la République.

a) Les hommes, régis par leurs passions.
Dans un premier temps, Hobbes tente de démontrer que la nature propre des hommes ne les pousse pas à faire le bien, mais au contraire les poussent vers le vice. Ceci étant dû à leurs caractères naturels : « nos passionsnaturelles qui nous portent à la partialité, à l’orgueil, à la vengeance, et aux autres conduites de ce genre ».
D’ailleurs, pour mieux décrire les hommes, Hobbes fait référence aux abeilles et fourmis d’Aristote et montre en quoi les hommes ne sont justement pas animaux politiques. L’auteur distingue ainsi 6 éléments qui différencient les hommes des animaux politiques « qui vivent pourtant ensociété les uns avec les autres » sans heurt :
-les hommes se jalousent, s’envient et se haïssent…ils se déclarent donc la guerre
-l’homme distingue ses intérêts privés des intérêts communs (« chez ces créatures, le bien commun ne diffère pas du bien privé »)
-les hommes pensent et croient avoir de meilleures idées que leurs voisins, ce qui pousse à la guerre
-les hommes parlent bien, usent dela rhétorique (« certains savent présenter aux autres ce qui est bon sous les apparences du mal et ce qui est mauvais sous les apparences du bien »)
-l’accord entre les hommes artificiel, tandis que chez les fourmis/abeilles il est naturel
… etc.
Enfin, Hobbes décrit l’Etat de nature des hommes comme un monde dans lequel se côtoient des familles, clans, dont les membres n’hésitent pas à...
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