Commentaire composé de rousseau - extrait de la lettre xi - "julie ou la nouvelle héloïse"

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 2 (466 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 23 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Commentaire

Commenter le texte de Rousseau

Ce texte est un extrait de la Lettre XI du roman épistolaire de Jean-Jacques Rousseau, intitulé Julie ou la Nouvelle Héloïse, écrite en 1761pendant le siècle des Lumières, siècle caractérisé par la volonté nouvelle de « comprendre le monde à la lumière de la raison ».
La scène se déroule dans le Valais, en Suisse. Julie d’Etanges, fillenoble, et Saint-Preux, un précepteur, tombent amoureux l’un de l’autre, mais le père de la bien-aimée s’oppose à cette amour. Saint-Preux est donc contraint de partir, vers les grandes villes.Mais en quoi Julie exprime-t-elle sa crainte de l’infidélité de son amant Saint-Preux ?
Nous verrons dans un premier temps que les grandes villes de cette époque étaient source d’infidélité, puisnous montrerons l’inébranlable fidélité de Julie envers Saint-Preux.

Le mot « plaisir » est le mot clé pour décrire les grandes villes. Julie avertit Saint-Preux que sa belle figure le rendrapopulaire et il désirera et sera désirer par les jeunes demoiselles des rues de ces villes (« ton visage et ta bel figure […] tendront mille embûches à ta fidélité » l. 1-2). Elle lui affirme qu’ilappréciera cette façon de vivre puisque la « coquetterie […] te plaira sans t’abuser » (l. 3), tout en lui annonçant qu’il s’habituera à ce mode de vie et qu’il « ne chercheras point l’amour, mais lesplaisirs » (l.4).
Cependant, elle lui montre que ces désirs d’« amusements frivoles » (l.8-9) finiront par s’estomper et que son bien-aimé les regrettera (« mille amers naîtront dans ton cœur »l. 12). Il sera hanté par « le souvenir de nos premières amours » (l. 9) et le dégoût le plongera dans une vie vile et malheureuse (l. 14).

Julie lui montre néanmoins à quel point elle aimeSaint-Preux et lui fait comprendre qu’elle lui restera fidèle malgré le fait qu’elle sait que son amant succombera à l’inconstance (« Julie qui fut à toi, et dont le cœur ne sera point à d’autres »...