Commentaire composé du bon sens d'holbach

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  • Publié le : 20 mars 2011
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Commentaire Composé sur Le Bon Sens de D’HOLBACH.

Les philosophes des Lumières au XVIIIème siècle ont révolutionné les manières de penser de l’époque en remettant en cause les institutions politiques, religieuses. Ici, dans Le Bon sens ou Idées naturelles opposées aux idées surnaturelles publié en 1772, d’Holbach dénonce a travers un apologue qui est un court récit imaginaire ou parfois réeldont on peut tirer une vérité morale, la guerre et la religion. Nous verrons comment à travers un texte présenté sous la forme d’un conte oriental enchanteur d’Holbach développe une critique de la société du XVIIIème.

Une anecdote sous la forme d’un conte orientale

D’Holbach retrace ce récit à travers une histoire semblable à un conte traditionnel merveilleux, comme dans un conte on trouveune situation initiale avec un dervis qui vit à «quelques distance de Bagdad» l.1 et qui passe ses journées à prier dans «solitude agréable» l.2. La situation initiale est joviale, le dervis vis dans la sérénité, la solitude est «agréable», c’est plaisant alors que la solitude n’est pas sensée être un sentiment déplaisant. Au début l’atmosphère est présenté comme idéal. Le dervis vit en harmonieavec la nature, les habitants lui offrent des présents et il adore Allah chaque jour. Ensuite il y a des péripéties lorsque il part faire un pélerinage à la Mecque, à partir de la ligne 11. On revient à la réalité avec la présence de la guerre. Malgré la guerre et la lassitude du pélerinage à la ligne 16, pratiquement tous les adjectifs employés sont positif: «la sauvegarde inviolable», «habitrespecté», l. 14, «l’ombrage frais» l.18, «ruisseau limpide» l. 19, «retraite enchantée» l.21, «repas délicieux», «fruits agréables» l.23, «doux repos» l 24,... Les termes employés sont presque hyperbolique, la nature est en parfaite harmonie avec l’atmosphère du conte. La paix n’est «troublée que par le murmure des eaux et le ramage des oiseaux» l. 20, le verbe troubler est exagéré car le calmen’est pas ″dérangé″ par le chant des oiseaux ni par le bruit de l’eau. La nature est parfaite elle offre de l’eau, des fruits délectable, les palmiers servent d’abris au soleil, le gazon est personnifié «il invite» l.24 le pélerin a venir se reposer, la nature est un cadre qui contribue à l’allégresse du dervis. L.29, tout est beau avec «les coteaux fleuris», «prairies émaillées», «arbres chargés defruits», le spectacle représenté peut indirectement nous faire penser au jardin d’Eden. Comme dans l On trouve une situation finale aussi comme dans un conte, mais elle est bien moins gaie. A partir du moment où le pèlerin se trouve «un peu plus loin» l. 32, la situation s’inverse: «plus de cent mille cadaves» , «restes déplorables d’une bataille sanglante» , ... les termes employés dès la ligne32 sont péjoratifs et évoquent la destruction de la guerre. La nature est ruinée, la terre est «jonchée» l.38 de cadavres alors qu’avant elle était une sorte de paradis. Il y a un véritable paradoxe entre la situation initiale et finale. On trouve une énumération d’animaux qui ont une connotation péjorative l.37 : «les aigles, les vautours, les corbeaux et les loups». Il y a un synopsis simple, leschéma narratif est donc celui d’un conte.
Tout comme dans un conte on nous présente les personnages. Tout d’abord il y a le dervis qui n’est pas décrit physiquement mais plus moralement. C’est un personnage saint, «sainteté»l.1, «le saint homme» l. 4, «notre ermite»l. 1o. C’est un homme bon et reconnaissant vis à vis de Allah. Cependant il illustre une certaine naïveté, il est aveugle, il nese rend pas compte de ce qui se passe avec le reste du monde, il vit dans un endroit prospère à l’abris des atrocités de la guerre. Il est un peu niais dans ses discours avec l’emploie de nombreuses phrases exclamatives et d’apostrophes «Ô». Les cadavres peuvent être considérés comme des personnages aussi ils ne sont que des restes mais ils symbolisent la violence et la férocité d’une...