Commentaire composé "la chanson du petit hypertrophique", jules laforgue

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  • Publié le : 23 mars 2011
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LESUEUR
Apolline
1°ES

Devoir maison n°1, objet d’étude : la Poésie

CORPUS

Texte A : « La Chanson du petit hypertrophique », Jules LAPHORGUE, Le Sanglot de la Terre, 1901.
Texte B : « Notre vie … », Paul Eluard, Le Temps déborde, 1947.
Texte C : « Toute une nuit », Louis Aragon, Le Roman inachevé, 1956.

QUESTION DE CORPUS

Le corpus que nous allons étudier est composé de troispoèmes qui abordent tous le thème de la perte d’un être chère. Le premier est extrait d’un recueil de Jules Laforgue, Le Sanglot de la Terre écrit en 1901 et s’appelle « La Chanson du petit hypertrophique ». Ce dernier est la narration d’un enfant atteint de la maladie de l’hypertrophie qui raconte son mal-être et la volonté de retrouver sa mère décédée. Le second est un extrait du recueil LeTemps déborde de Paul Eluard publié en 1947. Le poème « Notre vie » est inspiré du vécu de l’auteur, le mort de sa compagne Nush. Il s’agit donc de la description de ce qu’il ressent depuis le jour de cette perte. Le dernier, « Toute une nuit » provient du recueil Le Roman inachevé de Paul Eluard, écrit en 1947. L’auteur se remémore la terrible nuit de 1938 qu’il a passé à veiller sa compagne et soninspiratrice Elsa Triolet, gravement malade.
Ces poèmes abordent tous trois la mort d’un proche. Il s’agit de la mère du narrateur dans « La Chanson du petit hypertrophique » et de la compagne dans « Notre vie… » et « Toute une nuit ». De plus, les trois histoires sont tirés de faits vécus. En effet, la mère de Laforgue décède de la pneumonie lorsqu’il avait dix-sept ans et Eluard et Aragon ontrespectivement perdu leur compagne. La vision n’est alors pas la même puisque il s’agit du point de vue d’un enfant dans le premier poème.
Ce qui différencie Les poèmes d’Aragon et Eluard de celui de Laforgue est certainement l’âge à laquelle ce drame s’est passé et le point de vue duquel ils l’ont écrit. Ainsi, ces deux premiers l’ont vécu à un âge mature et expriment alors ce qu’ils ontressenti et leur souffrance plus particulièrement : « Toute une nuit j’ai cru que mon âme était morte » vers 9 dans le poème « Tout une nuit », « Morte visible Nush invisible et visible Que la soif et la faim à mon corps épuisé » dans le poème « Notre vie … ».
Au contraire, le poème de Laforgue été écrit du point de vue d’un adolescent qui a perdu sa mère. C’est pourquoi la douleur se ressent moins.En effet, je narrateur exprime le désir de revoir sa mère, le manque : « Je veux aller là-bas Fair’ dodo z’avec elle… ». Mais la condition du narrateur n’est pas la même que celle de l’auteur puisque ce dernier n’est pas atteint de la maladie d’hypertrophie et que sa mère est morte de la pneumonie.
Ces textes traitent en apparences des mêmes thèmes mais de point de vue différents. L’effetrecherché n’est pas le même et par conséquent, le ressenti du lecteur diffère.

COMMENTAIRE COMPOSE : « La Chanson du petit hypertrophique », Jules Laforgue, Le Sanglot de la Terre

L’écriture a souvent été un remède pour les auteurs. Sous forme d’autobiographie comme Tanguy de Michel Del Castillo paru en 1996, qui décrit ses conditions de vie dans les camps de concentration ou encore parl’intermédiaire de la poésie avec le recueil Les Contemplations publié en 1834, écrit par Victor Hugo suite à la mort de sa fille Léopoldine. Ainsi, Jules Laforgue publie en 1901 le recueil Le Sanglot de la Terre dans le quel se trouve « La Chanson du petit hypertrophique ». Ainsi de part ce poème l’auteur a pu extérioriser ce qu’il a ressenti lorsqu’il a perdu sa mère. Le poème est le récit d’unenfant malade qui a perdu sa mère et qui nous raconte les difficultés de la vie et de la maladie. Comment Laforgue aborde-t-il les séquelles de la mort et de la maladie sur un enfant ? A travers la lecture des vers, le lecteur se rend compte que cet enfant malade grandit et que cette double maladie l’enferme.

L’objectif premier de l’auteur est de faire parler un enfant. Ceci se voit dès...