Commentaire compose sur chantre, de guillaume apollinaire

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  • Publié le : 27 novembre 2010
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Commentaire composé

Chantre, G. Apollinaire

Le poème Chantre fut écrit par Guillaume Apollinaire et publié dans le recueil Alcools en 1913. Apollinaire était un des plus grands poètesfrançais du début du XXème siècle, a notamment inventé le calligramme et était un adepte de la poésie d’imagination, dite orphique. Alcools a été le fruit de 15 années de travail et est considérée commeson œuvre la plus renommée. Chantre est un poème d’un seul vers dont le sens semble à première vue mystérieux.
Cependant, ce poème a un sens réel et précis qui est lié à la poésie et à Orphée. C’estaussi un vers à la fois moderne et classique de par son sens, sa construction et son originalité.

Apollinaire prônait la poésie d’imagination, qu’il appelait aussi orphique, du nom d’Orphée,célèbre poète de la mythologie grecque. Chantre évoque par son sens littéral la poésie et tout particulièrement Orphée, qui était un exemple et une source d’inspiration pour Apollinaire.
Le titre du poème,Chantre, désigne dans ce contexte le chef de chœur à l’église. On retrouve ainsi le chant, par lequel la légende dit qu’Orphée pouvait charmer même les arbres. Le terme « trompettes marines » ne serapporte pas à la mer mais à l’instrument de musique éponyme à une seule corde qui était joué dans les couvents. « L’unique cordeau » désigne alors la corde de la trompette marine. Connaissantl’intérêt d’Apollinaire pour Orphée, cet instrument peut être rapproché de la lyre, instrument par excellence du poète et donc d’Orphée. Enfin, si l’on regarde le poème imprimé sur une page, la majorité del’espace est occupé par du vide, vide qu’on interprète en musique par le silence. Or, le silence est considéré comme une musique à part entière par les musiciens : on retrouve une allusion au poètemythologique. Maria Rainer Rilke, poète orphique comme Apollinaire, écrit d’ailleurs dans ses Sonnets à Orphée : « Et tout se tut. Mais ce silence était lui-même un renouveau : signes, métamorphose. »...
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