Commentaire début du voyage critique de la guerre

Texte 4 : extrait de Voyage au bout de la nuit, Céline, 1932

INTRODUCTION :
- L’œuvre : récit à la première personne qui relate dans un style parlé l’itinéraire de Ferdinand Bardamu, un doublede Céline. Le héros, comme Candide, découvre le monde et ses horreurs : la guerre en Europe, le colonialisme en Afrique et l’industrialisation aux Etats-Unis.
- L’extrait : récit à la premièrepersonne, sorte de monologue intérieur de Ferdinand, soldat sur le front,
Mais le personnage n’agit pas en soldat (au contraire), il observe « le théâtre de la guerre » et en tire des réflexions, desinterrogations sur la guerre et son absurdité.
Pb : En quoi le portrait d’un anti héros permet-il une critique de la guerre ?
I - Un anti-héros
1) des sentiments contraires à ceux d’un « modèle » :devant la guerre
- peur (« frousse »,) grandissante (« devint panique)
- lâcheté assumée (serai-je donc le seul lâche sur la terre ? », « je n’osais plus remuer »
interrogations, exclamationsdésarroi, panique, incertitude (« sans doute »)
•la nature, lieu traditionnellement propice à l’exaltation est ici dénigrée (3 relatives négatives, rythme ternaire qui insistent sur le dégoût et l’ennuique suscite cette envie)-
2) Un témoignage sincère, au style surprenant
- syntaxe relâchée, vocabulaire familier : identification avec lecteur +réalisme+personnage spontané, franc, sincère, quimême (et surtout) dans l’horreur manifeste de « l’humour » Þespèce de dérision (« mais quand on y ajoute la guerre, c’est à pas y tenir »)
- contestation de l’ordre : « ce colonel, c’était donc unmonstre ! +comportement déconcertant (« avec la comparaison «
3) Un être qui se met à part
- se pose beaucoup de questions :
• sur sa place : « serai-je donc le seul lâche sur la terre ? », « perduparmi deux millions » : la singularité face aux autres (la marginalité de penser ainsi) Þantithèse « le je » face aux autres (mais quelquefois « nous » avec notre « armée », « nous étions jolis ?...
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