Commentaire de je ne crains pas ça tellement de raymond queneau

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  • Publié le : 18 mai 2011
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Commentaire de « Je ne crains pas ça tellement… » de Raymond Queneau

Raymond Queneau est un poète français du XXème siècle qui s’est beaucoup intéressé à la mort dans ses différents textes. DansJe ne crains pas a tellement… écrit en 1946, soit une année après la fin du second conflit mondial, il s’interroge sur ses sentiments envers la mort et le temps qui passe, confiant son indifférencemais aussi son angoisse. Dans une première partie, nous verrons que Raymond Queneau perçoit la mort sans peur. Nous traiterons ensuite dans une deuxième partie de ses impressions sur le présent, biendifférentes de celles portées sur la mort car plus nerveuses et préoccupantes.
Dès le début de l’œuvre, on remarque que la mort n’est pas vue par l’auteur comme étant un évènement inquiétant. En effet,sa mise à distance envers la fin se manifeste par l’utilisation d’un vocabulaire familier, presque enfantin : « moustiquaille », « bouquinaille ». L’anaphore « Je crains pas ça tellement » soutientl’idée d’un évènement quelconque, la répétition lui donnant un caractère habituel.
Il voit la mort comme étant une chose sereine presque apaisante en utilisant une métaphore rapprochant la mort etl’endormissement : « La nuit douce ». L’infinité inquiétante de l’état mortuaire est ainsi atténuée car réduite simplement à la durée d’une nuit. Ses vertus calmantes sont associées au gout sucré du « miel» soulignant ainsi que les sens sont encore en éveil, capables d’apprécier les mets délicats.
Enfin, on voit également que l’auteur se moque ouvertement de la mort avec l’utilisation de termes sevoulant péjoratifs. En effet, il se permet, tel un scientifique, de toucher à la mort sans s’émouvoir : « Je crains pas ça tellement moi qui tant écrivaille et distille la mort en quelques poésies. ». Lefait de distiller la mort montre que le poète ne considère pas le sujet comme étant censurée et n’est pas effrayé à l’idée de l’aborder sans complexe dans ses textes.
Le mépris de la mort...
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