Commentaire de la critique de la raison pratique emmanuelle kant

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  • Publié le : 20 mars 2011
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Introduction.

Kant propose ici une expérience. Nous envisageons quel serait le jugement d’un homme dans deux situations. La première le met en scène comme être déterminé par des inclinations naturelles dont la plus puissante est l’amour de soi, la tendance à survivre. On voit déjà ici que le déterminisme n'est pas aussi puissant que l’homme le prétend. On ne doute pas que l'homme puissevaincre un penchant en jouant d’un penchant plus fort.
Alors est ce que l'homme n'est que le jouet de forces empiriques et que ses choix ne sont que le masque des divers déterminismes régissant sa conduite ?
Dans la deuxième situation, l’homme se trouve dans le cas ou l’inclination naturelle la plus forte, l'instinct de survie, n’est plus confrontée à une autre inclination. L'instinct de survie estconfrontée à sa loi morale et qui l’empêche de porter un faux témoignage.
Que répondrait un homme contraint par une autorité toute puissante (prince), de trahir la loi morale pour sauver sa vie?
Pourrait-il prétendre qu’il n’a pas le choix et grader la vie ?
Est-ce parce que j’éprouve l’obligation morale que je me découvre capable de me rendre indépendant des inclinations naturellesDéveloppement :
I) Analyse de la première situation.
Que l’homme soit un être de la nature soumis aux lois de cette même nature, la simple observation de l’expérience l’atteste. Il éprouve des besoins, des désirs et sa tendance naturelle est de chercher à les satisfaire. Le principe du plaisir est le principe déterminant de chacun. Tout animal, et l’homme ne fait pas exception à la règle, tend à persévérerdans l’existence et à rechercher ce qui le satisfait. Ainsi lui serait-il « impossible » de résister à un désir.
Or l’homme vit dans des sociétés ayant normé ses désirs et imposé des restrictions à leur satisfaction. Toute société a institué des lois qui bloquent la satisfaction d’un désir. De plus, ces lois sont assortie de sanctions sévères où l’homme doit avouer que la représentation de lasanction est de nature à le dissuader de s’abandonner à son penchant. L’intérêt de ce premier cas de figure est de mettre en conflit l’inclination naturelle et la loi juridique. La potence symbolise le tribunal de police et de justice. Donc sans ordre juridique, tout homme succomberai a l'inclination naturelle, et personne ne serai réellement libre.
Et pourtant ce n’est pas la loi juridique quirévèle à l’homme sa liberté. Car qui sait si touts hommes obéirons à la loi? Le droit est composé de contraintes garanti par une force publique. Ceci définit des sanctions, et c’est de la peur des sanctions qu’il attend une certaine efficacité. C’est dire que comme les hommes sont déterminés par des inclinations naturelles, se fondant sur la puissance de certaines inclinations fondamentales (le désirde vivre, d’être libre, de jouir de ses biens etc.), c'est la peur des sanctions qui pousse les hommes aux conduites exigibles, et ainsi à resister aux inclinations naturelles. D’où l’institution d’amendes, de peines d’emprisonnement ou la peine de mort. Il s’agit de faire en sorte que la crainte de la punition soit plus forte que le penchant à tel plaisir. Les choix humains sont donc guidésuniquement par leur intérêts et leur volonté.
Alors n’y a-t il que du déterminisme? N’y a-t-il pas une expérience révélant aux hommes qu’il leur est impossible de le prétendre de manière absolue ?

II)                Analyse de la deuxième situation.
 
La deuxième situation décrite ici, est l’expérience morale mettant en jeu la conscience humaine.
Le sujet a le choix d'accomplir un acte qu’ilcondamne moralement ou de mourir. Car témoigner faussement d'une personne innocente est immorale. La décision est complexe pour le sujet en question. D'un côté il y a l'inclinaison naturelle qui le pousse a survivre, et donc de témoigner faussement. Mais ce choix heurte une loi morale, qui n’est peut-être pas écrite mais que l’homme se représente en sa qualité d’être de raison. Cette loi morale...
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