Commentaire de marbeuf

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  • Publié le : 18 novembre 2011
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Pierre de Marbeuf [1596-1645] : poète auteur d’un Recueil de vers (1628) inspiré à la fois par la nature, l’amour et le sentiment de la fragilité du monde. Ses thèmes sont parfois proches de ceux de Ronsard.Remarqué par la simplicité de la syntaxe et du vocabulaire ; sa poésie lyrique chante la Normandie, les forêts, les eaux, l’amour ; satirique parfois ; peintre des apparitions cauchemardesques; exprime une douceur de vivre teintée de religion.Problèmes de lecture :Vers 4 : attention au rythme : 4 + 2 // 1 + 5Vers 5 : diérèse avec " occasion " à prononcer o-cca-si-on (4 syllabes)Vers 12 : rythme 1 + 5Noter les enjambements dans le premier quatrain : problème => comment accorder le rythme et la syntaxe ? (contre-rejet et rejet) [le sens s’accorde avec ces enjambements puisqu’ils’agit du discours et du cours d’eau qui coulent touts deux de vers en vers – N.B. : on pourrait faire remarquer que le discours langoureux du narrateur est pris dans le même " cours " fugitif que celui de la femme.]Plan du commentaire du sonnet :1. Ce sonnet s’annonce comme un bref récit.a. Il en présente les éléments constitutifs habituels.b. Les temps employés en marquent clairement les différentesétapes.c. Un examen attentif des rimes montre tout un jeu subtil.2. Silvandre et sa belle s’opposent tout au long du sonnet.a. Sa structure même les sépare constamment.b. L’effet est renforcé par l’évolution des sentiments du narrateur.c. Parallèlement, la jeune femme délivre un double message.3. Ce sonnet peut être considéré comme un apologue.a. Le cadre paraît conventionnel.b. Ce qui est en causedans ce sonnet, c’est la fragilité des sentiments humains.Commentaire du sonnet :Extrait de son Recueil de vers publié en 1628, ce sonnet en alexandrins de Pierre de Marbeuf met en scène un couple de bergers. Si l’homme semble éprouver un réel amour pour la femme, cette dernière se montre inconstante en lui faisant des promesses sans lendemain : la naïveté fera alors place à une plainte désabuséede la part de son compagnon trompé. Après avoir étudié le bref récit lyrique que le poète nous propose, nous rendrons compte de l’opposition entre les deux personnages avant de nous intéresser à la fragilité des sentiments humains dans un poème qui se rapproche de l’apologue.En premier lieu, ce sonnet s’annonce comme un bref récit. Il en présente d’abord les éléments constitutifs habituels : lelieu est donné par le " bord sablonneux d’un ruisseau " (vers 2) tandis que le temps est indiqué succinctement par un " autre jour " (vers 1). Quant aux personnages, ils sont au nombre de deux : une femme qui est la " maîtresse " (vers 4) - au sens d’amoureuse - et " Silvandre " (vers 6). Quant à l’action, elle est réduite à quelques éléments qui suivent la structure du sonnet : dans le premierquatrain, le berger se plaint à sa belle qui lui répond dans le second quatrain par une déclaration d’amour ; dans le premier tercet, le berger aurait pu s’estimer " le plus heureux du monde " (vers 11), mais les serments écrits sur " l’onde " à partir d’une base de " sable " (vers 13) démasquent la jeune femme. Tous les éléments sont donc réunis pour nous conter une courte histoire d’amour déçu.Cerécit est d’autant plus apparent que les temps employés en marquent clairement les différentes étapes. Ainsi, le décor est planté dans le premier quatrain par l’imparfait qu’on retrouve dans les verbes " disais " (vers 1), " s’accordait " (vers 3) et " faisais " (vers 4). Le passé simple intervient quand la belle prend l’initiative de répondre dans le deuxième quatrain : " fit " (vers 5) et " dit "(vers 6) indiquent cette étape. Le premier tercet introduit les verbes au conditionnel " finiraient " (vers 10) et " serais " (vers 11) qui plongent Silvandre et le lecteur dans l’irréel, après un seul verbe au passé simple " crus " (vers 9) qui ne laisse aucun doute sur la naïveté du narrateur puisqu’il est suivi d’un " tout aussitôt " moqueur. Le retour à l’imparfait dans le dernier tercet...
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