Commentaire de "melancholia", victor hugo

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  • Publié le : 25 juin 2010
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Victor Hugo, « Melancholia », Les Contemplations, Autrefois, III, 2, 1856

Étymologie : Mélancolie, du latin melancholia et du grec melas,-anos, noir,et kholê,bile.

Quelques données :
Poème d’alexandrins séparé en deux parties par la mort de Léopoldine: Autrefois et Aujourd’hui. 336 vers au total avec trois thèmes : la femme que la pauvreté pousse à la prostitution, un bagnardcondamné pour avoir volé un pain, et les enfants au travail.

Cf aussi Mal du siècle, Spleen (Splin), Les Misérables, « L’enfant » de Les Orientales etc.

I. Les enfants, des victimes

1. Les enfants en général

Généralisation avec l’utilisation du pronom démonstratif « ces enfants » (l.1), « ces filles » (l.3) mais aussi avec « Oh servitude imposée à l’enfant » (l.17) « qui se sertd’un enfant ainsi qu’un outil » (l.25)( n’importe lequel, tous.

2. Description

Sentiments de tristesse, monotonie, solitude avec « pas un seul ne rit » (l.1), « cheminer seules » (l.3). Enfants, Jeunesse(« ces filles de huit ans » (l.3) + « Petits comme nous sommes » (l.15). Occupation(« ils travaillent » (l.10). Condition( « Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue » (l.11) alexandrin avecparallélisme. Idée contradictoire de l’enfant (insouciant, joyeux, qui joue, rêve, merveilleux…) (« doux êtres pensifs » (l.2). Circonstance de la description(« Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las. » (l.13) (Asyndète (abs de liaison) entre deux réalités qui s’opposent.

3. Enfants victimes

Mauvaise santé « Que la fièvre maigrit » (l.2) + « Travail mauvais qui prend l’âge tendreen sa serre, » (l.23). Travail du bagnard, fatalité du destin « Ils s’en vont travailler 15h sous les meules » (l.4) + « Ils vont, de l’aube au soir, faire éternellement » (l.5) + « Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !  » (l.14)

II. Univers industriel et condition de vie

1. Condition de vie : prison et servitude

« Dans la même prison » (l.6) + « accroupis sous les dentsd’une machine sombre » (l.7) + « sous les meules » (l.4) + « O servitude infâme imposée à l’enfant !» (l.17) (position de servitude, d’esclave. Les enfants sont dominés par le monstre, la machine (à broyer). « Rachitisme » (l.18) + « maigrit » (l.2) + « Aussi quelle pâleur ! La cendre est sur leur joue » (l.12) (la santé des enfants est dégradée par le travail excessif et malsain. Ca en devientune maladie. Référence aussi à la blancheur cadavérique(mort. Travail destructeur.

2. La Machine, rythme mécanique

« Monstre hideux, qui mâche on ne sait quoi dans l’ombre » (l.8)(Personnification de la machine. « Dans la même prison le même mouvement » (l.6) + « Innocents dans un bagne, anges dans un enfer, /Ils travaillent. Tout est d’airain, tout est de fer. /Jamais on ne s’arrête etjamais on ne joue ; » (l.9-10-11) (Rythme mécanique (cadence), environnement froid, dur de l’industrie qui s’oppose à la tendresse de l’enfance. L’univers industriel est accentué par un système anaphorique+ hyperbole « Tout est …, tout est … ». Antinomie entre l’idée du jeu et du travail, car le jeu est l’activité essentielle de l’enfant.

3. Déshumanisation

Déshumanisation et réification del’enfant opposée à la personnification de la machine, qui « mâche » (l.8), qui respire (« souffle étouffant » l.18) et qui possède des dents («accroupis sous les dents » l.7), ces dernières sont en référence aux grilles de la prison. L’enfant est soumis à la machine « Qui se sert d’un enfant ainsi qu’un outil ! » (l.25) + « qui donne, en somme, /Une âme à la machine et la retire à l’homme ! »(l.27-28). « Qui brise la jeunesse en fleur » (l.27) + « Défait ce qu’à fait Dieu, qui tue, œuvre insensée, /La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée, » (l.19-20) ( Le travail des enfants tue l’enfant, le déshumanise et en fait une machine, un outil. Allégorie du travail ?? Autre image du travail ( un oiseau, un aigle qui mange la charogne : «qui prend l’âge tendre en sa serre » (l.23)....
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