Commentaire de texte de globalia, jean christophe rufin

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  • Publié le : 27 novembre 2011
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Commentaire de Français :

Médecin, romancier, et politologue français, Jean-Christophe Rufin voit le jour en 1952 à Bourges. Docteur en médecine et diplômé de l’Institut d’études politiques, il est président d’Action contre la Faim, ancien administrateur de la Croix Rouge Française et ancien vice-président de Médecins Sans Frontières. Sa connaissance du terrain l'a conduit à analyser le rôledes ONG dans les conflits humains, notamment dans l'essai Le piège humanitaire(1986), et le roman Les causes perdues (1999). Dans les années 1990, il s’essaie à la politique et devient attaché culturel au Brésil puis ambassadeur au Sénégal : ces expériences lui inspireront Rouge Brésil (2001) et La Salamandre (2005). Enfin, en juin 2008, il succède à Henry Troyat à l'Académie Française.Globalia, roman publié en 2004, est une « fable politique » d’anticipation dystopique s’inscrivant dans la lignée de 1984 d’Orwell et du Meilleur des mondes de Huxley. Cet ouvrage nous rapporte l’histoire de Baïkal Smith, jeune homme de vingt ans, qui tente d’échapper à Globalia, société mondiale tyrannique prétendant assurer sécurité, prospérité et liberté à sescitoyens. L’extrait proposé est une description du système politique de globalien visant à rendre les taux de natalité et de mortalité nuls. En quoi cette description pseudo-utopique permet-elle la critique de notre monde ?Dans un premier temps, nous allons étudier le caractère utopique de ce texte. Dans un second temps, nous allons voir en quoi ce texte est réellement dystopique. Enfin, nous finirons sur une mise en parallèle avec notre monde permettant la critique de celui-ci.
Globalia paraît être un mondeparfait et fabuleux : une utopie.
Tout d’abord, le narrateur présente une société dans laquelle l’Etat pousse la population à s’épanouir, s’instruire et progresser. En effet, l’Etat semble très soucieux de son peuple : « la priorité politique allait depuis longtemps à l’épanouissement individuel » en atteste. Le gouvernement est totalement dévoué à ses citoyens « depuis longtemps », il fait partieintégrante de la vie des Globaliens où il joue un rôle important dans leur épanouissement : le vocabulaire de la sérénité apparaît tout au long de l’extrait (« harmonie », « harmoniser », « épanouissement »). Dans Globalia, on remarque que le travail rime avec plaisir puisque celui-ci est assimilé en quelque sorte à des vacances : les parallélismes entre les notions contradictoires « faire desétudes » et «voyager » ainsi qu’entre « acquérir une expérience professionnelle » et « développer sa créativité » renforcent le coté magnifique de ce système. Ce procédé littéraire est alors immédiatement suivi de la gradation « encouragé, aidé, financé » qui manifeste la volonté presque incontrôlable de l’Etat à faire le bonheur de sa population. De plus, un droit à « une vie longue et pleine »apparait dans la Constitution conduisant alors les « individus à un avenir de plus en plus grands à une interminable et continuelle acquisition de connaissances et de savoir-faire : c’est un savoir empirique.
Ensuite, le monde créé par RUFIN parait ne point connaitre la maladie, le gouvernement veille à la bonne santé de son peuple et à sa sécurité. La première phrase du texte nous apprend que « lasexualité en Globalia était évidemment libre » : le narrateur insinue que l’acte sexuel est sans risques au moyen de l’adverbe de certitude et de banalité « évidemment ». Cette déclaration invite alors le lecteur à se poser la question d’une éventuelle absence de maladies sexuellement transmissible, telles que le sida ou l’hépatite B, décimant tant de population. Mais cette affirmation pourrait...
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