Commentaire de texte du chapitre 3 de candide

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  • Publié le : 3 avril 2011
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Candide
Voltaire
Extrait du chap. 3 « Rien n’était si beau…jambes coupées. »

Intro

Candide qui paraît pour la première fois en 1759 est sans doute à Voltaire ce que Phèdre est à Racine, son conte le plus célèbre et par son histoire et par sa qualité littéraire puisque Candide est le modèle du conte philosophique.
Candide vivait heureux dans le château du baron de Thunder-ten-Tronckh. Iltomba amoureux de la fille du seigneur : Cunégonde, mais après s’être fait surpris en compagnie de la belle, le baron « chassa Candide du château à grands coups de pieds dans le derrière » (chap. 1). Sans un sou, il commença un voyage initiatique à la recher che du bonheur, voyage qui le conduit tout d’abord près d’un cabaret où il est recruté par des soldas pour rejoindre l’armée du roi Bulgarequi est en train de mener une guerre contre les Abares (chap.2). le début du chapitre 3 relate de la bataille entre les Bulgares et les Abares. Ce célèbre début de chapitre est l’occasion pour Voltaire de condamner sur le mode de l’ironie la violence qui conduit les hommes aux pires atrocités.

Chacun des paragraphe de ce court extrait est parfaitement structurer, son unicité tenant du regard dujeune Candide.

Mouvements du texte :
_ 1er paragraphe : la scène de bataille
_ 2ème paragraphe : les conséquences de la guerre.

Problématique :
En quoi l’ironie qui se met en place ici contribue-t-elle à faire une violente critique et condamne-t-elle la violence guerrière ?

I. Le 1er paragraphe : la scène de bataille

Ce moment est assez court, il n’occupe qu’un seul paragraphe quin’est pas très long cependant il se caractérise par une structure très précise qui lui permet la concision et la brièveté mais surtout l’efficacité de la démonstration.
La première phrase a une valeur introductive, il s’agit pour le narrateur de présenter les deux armées qui vont s’affronter. Elle débute par une tournure négative à valeur superlative à laquelle s’ajoute une image hyperbolique pourse conclure par le rejet en fin de phrase du thème. Le narrateur commence de façon superbe sa description des deux armées, l’accumulation des adjectifs qualificatifs à valeur méliorative le permet de créer une image d’harmonie visuelle du champ de bataille, on entre dans une image épique de la guerre vue comme qqch de positif, la fin de la phrase « si bien ordonné que les deux armées » forme undécasyllabe si bien qu’au visuel harmonique s’ajoute logiquement le son. Mais déjà paradoxe qui s’installe ici, comment une bataille, un combat peut-il être véritable harmonieux. Après la description de visuelle, passons donc à la description sonore, une surprise attend le lecteur, c’est un véritable orchestre philharmonique qui se met en place illustrer par l’accumulation des instruments de musiqueévoqués mais cette fois ce n’est pas un effet de surprise que réserve Voltaire à son lecteur c’est une déconstruction de l’image harmonieuse à laquelle il avait recourt. C’est a une vision d’horreur que va conduire ce début de paragraphe qui pourtant commençait sur le mode de l’harmonie imitative. Et cela de deux manière, tout d’abord en ponctuant son énumération par un instrument qui n’est pas demusique mais de guerre : le canon et enfin en ayant recourt à l’ironie, en effet, la chute de la phrase motivée par un chiasme mettant en lumière une antithèse (harmonie vs enfer) déconstruit la belle image de la guerre, ce qui aux premiers abords semblaient ravissant n’est en fait qu’une cacophonie. Et c’est cette image de la cacophonie infernale et c’est cette image qui va se développer dans lereste du passage pour décrire la guerre et ses effets.

On observe clairement un changement dans le récit, effectivement on passe de l’imparfait, temps de la description qui mettait en place la situation de départ, au passé simple, le narrateur après une courte pause reprend le fil du conte (relever qql verbes). Les adverbes « d’abord «  et « ensuite » témoignent de la volonté de précision...
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