Commentaire de texte : le lion, le loup et le renard, jean de la fontaine.

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  • Publié le : 16 décembre 2010
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Commentaire de texte : Le Lion, le Loup et le Renard, Jean de La Fontaine.

Introduction
Jean de La Fontaine est un poète et moraliste du XVIIème siècle. Il a été tenu à l'écart de la cour du roi Louis XIV pour des raisons politiques, mais a connu le succès grâce à ses Fables et ses Contes.
Ses Fables sont du genre de l'apologue, c'est-à-dire que c'est un récit plaisant et imaginaire,contenant une morale. La Fontaine renouvelle la forme de la fable grâce à son écriture poétique.
Cette fable Le Lion, le Loup et le Renard est la troisième du livre VIII. C'est un apologue où La Fontaine s'est inspiré d'Esope. Elle est composée en vers mêlés avec des alexandrins et des octosyllabes. Il y a deux intrigues : l'une, un roi Lion souhaite détenir l'éternelle jouvence et convoque descharlatans pour parvenir à cela ; la seconde, deux courtisans le Loup et le Renard, rivalisent de cruauté pour s'éliminer mutuellement et s'attirer les faveurs du roi.
A travers le travestissement animal et le registre burlesque, La Fontaine fait la satire de l'absolutisme royal et des courtisans.

I - Une parodie de conte : un roi crédule, une cour de charlatans et de bonimenteurs

1) Le caprice dumonarque : la quête impossible de l'éternelle jouvence

On constate de la part de l'auteur, une personnification du Lion en roi et en vieillard. En effet : "un Lion décrépit et goutteux, n'en pouvant plus" décrit péjorativement un vieillard dans la déchéance physique, avec une gradation. Pour mettre en valeur la souveraineté du Lion, La Fontaine utilise la diérèse Li-on de façon ironique. Deplus, le Lion se comporte comme un enfant capricieux et le verbe "vouloir" le souligne. Il est égoïste puisqu'il prétend vouloir rechercher un "remède à la vieillesse" en général, alors qu'il en recherche un uniquement pour sa vieillesse personnelle. Le désir du roi est un ordre car l'énoncé a valeur de vérité générale, c'est-à-dire le présent de vérité générale et le pluriel "rois".
Tout celaannonce le caractère autoritaire et crédule du roi.

2) Le défilé des charlatans

Pour satisfaire son caprice, le roi emploie les grands moyens.
Le verbe d'autorité "il manda" le souligne et montre que cela est un ordre. On observe la vivacité, l'empressement des courtisans à travers le présent de narration (vers 5 et 8). De plus, les ordres du roi sont éxécutés immédiatement et les courtisanssemblent démultipliés : la reprise du verbe "venir" d'un vers à l'autre le soulignent : "viennent", "lui vient" ainsi que la reprise en anaphore de "médecins". On constate un effet de symétrie et les répétitions produisent un effet de ballet, les charlatans s'empressent autour de lui. On peut enfin remarquer que les faux médecins ne prononcent pas un seul terme médical.

3) Religion etsuperstition : la fable du Renard

A l'opposé des autres courtisans, le Renard garde volontairement ses distances et fuit la cour du roi. L'enjambement vers 8 à 9 souligne l'opposition entre le Renard et les courtisans : il n'agit pas comme les autres. L'allitération en [k] dans "clos et coi" donne un effet comique qui met en valeur la réclusion du Renard. Lorsqu'il arrive, il invente une fable pouréchapper aux accusation du roi. On note le champ lexical de la religion : "j'étais en pélerinage/Et m'acquittais d'un voeu fait pour votre santé". Il choisit, en plus, l'alexandrin pour mettre en valeur le caractère solennel de son prétendu pélerinage. Il utilise également des termes mélioratifs pour parler au roi : "Sire", "Votre Majesté". Avec l'euphémisme "le long âge en vous l'a détruite", "lalangueur/Dont Votre Majesté craint, à bon droit, la suite.", il parle de la vieillesse et de la mort prochaines du roi. En réalité, les "Gens experts et savant" est à valeur ironique car cela renvoie aux charlatans de début de la fable.
Le renard mêle religion et médecine : c'est un parfait bonimenteur puisqu'il laisse croire l'impossible au roi.

4) Le boniment du Renard : le remède de bonne...
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