Commentaire de texte sur loi simone veil

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  • Publié le : 7 avril 2011
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Au XXe siècle, l'État intervient de plus en plus pour réguler la vie de famille, par le biais des enfants, mais surtout des femmes dont les maternités sont l'objet de toutes les attentions. Pour le femmes les politiques natalistes deviennent une véritable « contrainte par le corps », une réappropriation de leur corps par l'État. Ainsi le choix d'être mère se situe à la jonction du public et duprivée ce qu'illustre le document étudié. Ce document, une source juridique, est une proposition de loi présentée par Simone Veil, alors ministre de la santé, le 26 décembre 1974. Simone Veil est une rescapée de la Shoah, elle fit carrière dans la magistrature jusqu'à sa nomination comme ministre de la santé en mai 1974 dans le gouvernement Jacques Chirac. A ce poste elle défendit ardemment uneloi sur la légalisation de l'avortement qui sera promulguée le 17 janvier 1975 et fut baptisée « loi Veil » en son honneur. C'est sur ce thème que porte le texte. En effet il porte sur une grande avancée sociale et nous amène à nous questionner non seulement sur la mise en place d'une telle loi mais aussi ce qu'elle apporta de nouveaux à la société. Pour cela nous verrons tout d'abord le contextedans lequel la loi est mise en place ensuite ses buts et enfin ses apports.

I/ Une loi pour contrôler

a. La natalité avant toute chose
La seconde moitié du XXe siècle est marquée par une certaine obsession nataliste certainement du à une légère baisse du taux de naissance en Europe. A travers ce projet de loi il est possible de voir que la principale préoccupation du gouvernement, despartisans anti-avortement, est la chute du taux de natalité. Ainsi l'État place la famille en tant que fondement de la société. Les femmes jouent ici un grand rôle. En effet elles sont assignées par l'État à une place bien spécifique dans la nation, celle d'éducatrice des futurs citoyens. Par ailleurs un devoir nation leur attribué, un devoir national particulier celui d'enfanter. C'est ainsi quetoute femme est considérée en premier lieu comme une mère effective ou potentiel. Pour ces raisons les députés ainsi que l'opinion publique se mirent à associer l'avortement à un péril pour la nation. Dans la présentation de son projet de loi Simone Veil se veut rassurante en affirmant, ligne 48, que « l'adoption du projet de loi n'aura que peu d'effets sur le niveau de natalité en France. »
Lesfemmes sont comme on vient de le vois assignée à une place spécifique par l'État. Par ailleurs la femme et l'État sont souvent liées étant donné que l'État contrôle les femmes mais aussi leur corps. Ainsi il s'effectue après la guerre un processus de nationalisation du corps de la femme. Simone Veil le reconnaît bien dans cet acte juridique en expliquant ligne 24 « Je me garde bien de croirequ'il s'agit d'une affaire individuelle ne concernant que la femme et que la nation n'est pas en cause. Ce problème la concerne au premier chef,[...] »
Cependant, Simone Veil, spécifie bien que dans le cas présent « il s'agit d'une affaire individuelle ne concernant que la femme et que la nation n'est pas en cause.». Dans ce but elle place les intérêts, le bien être de la femme au premier plan bienavant celui de l'état, de l'enfant ou même du père effectuant ainsi un changement dans une histoire où les intérêts furent mis de côté au profit d'intérêt bien plus grands.

b. Une perception nationale de la femme.
Même au XXe siècle les femmes sont confinées à une place spécifique par la nation celle d'éducatrice de futurs citoyens, d'épouse et de fille de. Ainsi comme dit avant toute femmeest d'abord envisagé dans ces différents rôles avant d'être considérée comme citoyenne. La perception sociale n'aide, par ailleurs, pas les femmes à se dégager de cette image. En effet l'avortement est très mal vue et le sont encore plus les femmes y ayant recours. Il est possible de prendre un exemple contemporain du projet de loi de Simone Veil : le procès dit de Bobigny dont on peut voir une...
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