Commentaire de texte tristesse de a.musset

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  • Publié le : 9 décembre 2010
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Introduction

Alfred de musset (1810-1857) publie dans le receuil le dernier vers, un quatrain« Tristesse… » est un poème extrait du recueil Derniers Vers, composé par Alfred de Musset, auteur du XIXe siècle (1810-1857) appartenant au mouvement romantique. Ce poème a été écrit dans un contexte bien précis. la rupture avec george sand, sa santé et les finances en déclin
, il a déjà le meilleurde sa vie derrière lui ; tel est en tout cas le constat qu’il dresse dans ce sonnet à la tonalité élégiaque. Dans ce poème, Alfred de Musset exprime un sentiment de perte qui ôte toute signification à sa vie présente.
L'auteur nous montre qu'à travers l'appel de la foi on peut s'élever et quitter la souffrance. Nous sommes sur la dualité de la recherche entre les plaisirs du "temporel" etl'apaisement par le "spirituel"
Nous verrons ainsi comment l'auteur fait le constat de sa vie et de son espoir d'une rédemption, puis comment ayant échoué, il garde "la vérité" tel un phare.

premier axe - Sa prise de conscience et la recherche du secours

a. La prise de conscience

Le premier quatrain énumère ce qu'il a perdu, et il a bien tout perdu. Il s'est perdu lui ("ma force et mavie"), .il a est perdu les siens ("mes amis") et la foi en lui ("la fierté").
le deuxième souligne son erreur devant la « Vérité », thème repris dans le premier tercet puisque le poète s’inclut dans le lot des « ignorants ». Après l’énoncé de ces pertes et erreurs, Alfred de Musset fait état du « seul bien qui lui reste » : le retrait du vers par l’emploi du tiret et la formule superlative « aumonde » mettent en relief la solennité de ce bilan ultime. Mais ce « bien » est « d’avoir quelquefois pleuré » ; là aussi le présent se nourrit du passé (mise en relation du présent « reste » et de l’infinitif passé « avoir pleuré »), et d’un passé fort amer puisqu’il est fait de « larmes ». Le poème s’achève sur un goût de néant et de déréliction totale, c’est-à-dire un sentiment de solitudeexistentielle.

b la recherche du secours

Musset évoque non ce qu’il possède, mais ce qu’il n’a plus au moment où il parle : la répétition anaphorique de « J’ai perdu » est renforcée par la conjonction de coordination « et » qui crée une énumération de biens essentiels : « force », « gaieté », « fierté », « amis ». La perte de ces biens s’accompagne de désillusions, puisque Musset remet en cause son« génie », sa vocation de poète, comme le soulignent le deuxième quatrain et le premier tercet. En outre, l’anaphore de la conjonction temporelle « quand », employée avec des verbes au passé composé (« connu, comprise et sentie » ; on note au passage la gradation de l’appréhension intellectuelle à l’assimilation intuitive : les sentiments priment sur le raisonnement chez Musset) évoque un momentcharnière : « j’en étais déjà dégoûté ». Cette attitude désabusée va faire l’objet d’un jugement critique dans la strophe suivante, amené par le connecteur logique d’opposition « Pourtant », et par l’antithèse entre l’éphémère (« déjà ») et l’éternel (« immortelle »). Le poète conclut qu’il est passé à côté de l’essentiel (« tout ignoré »). Enfin, l’alternance du passé composé et du présent met enregard ce qui fut et ce qui n’est plus, mais évoque aussi ce qui aurait pu être.

deuxieme axe - l'appel manqué mais la volonté d'y croire

La tonalité du sonnet est discrètement élégiaque : Musset exprime une plainte résignée devant ce qui aurait pu être une vie réussie et ne l’a pas été. Le passé composé évoque le passé mais aussi les conséquences présentes d’une action révolue, ce quirend la nostalgie du poète plus amère.

a. l'appel manqué

au travers de l'écriture du sonnet dans le rythme (rengaine) où s'exprime les sentiments personnels (je, j'). nous sommes dans la ballade du poète maudit.
et plus particulièrement dans les deux premiers quatrain (mon .. ma)

. Le poète s’analyse, expose les modalités de son échec. On peut noter la récurrence du verbe « croire » («...
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