Commentaire de texte veri sur louis xv

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  • Publié le : 20 mai 2010
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Cet extrait du journal de l’abbé de Veri est écrit suite à la mort de Louis XV en 1774 et fait un compte rendu de son règne. Ce texte journalier décrit à chaud, de façon personnel et sans censure le règne d’un roi dont il ne retiendra que les bienfaits malgré quelques reproches. En effet, Louis XV était nommé le « bien aimé » à ses débuts, qualificatif qui va s’estomper avec le temps pourdisparaitre complètement vers la fin de son règne qui fut beaucoup plus controversé notamment à cause des défaites militaires, du malaise sociale et des choix politiques à contre courant des esprits libres de son siècle. Veri, qui est avant tout un homme de religion, avait toujours eu pour ambition de s’impliquer dans la politique. Chose qu’il pourra assouvir par procuration sous Louis XVI par soninfluence importante sur le ministre d’état. Cet intérêt envers la politique permet l’élaboration d’un bilan en connaissance de cause, plutôt favorable car bénéficiant d’un règne antérieur très critiqué, celui de Louis XIV.
L’abbé de Veri décrit en premier lieu un roi qu’il considère comme absent, déléguant son pouvoir mais que cela n’empêche pas une atmosphère de paix et de justice même dans leschoix politiques les plus contestés. Il dénombre ensuite les nombreux bienfaits du règne de Louis XV. Il décrit le 18e siècle comme une période riche culturellement avec l’émergence des philosophes des lumières et les perfectionnements du savoir faire français dans de nombreux domaines, mais aussi riche socialement avec l’amélioration des conditions de vie.

Louis XV un roi inapte à lagouvernance ne s’impliquant pas totalement dans les affaires du pays. Au début du texte l’auteur mais bien évidence, lignes 4-5 « (…) je regarde le règne de Louis XV comme l’époque la plus heureuse de notre histoire. », la rupture que provoque ce règne parallèlement aux règnes antécédents et en particulier celui de Louis XIV caractérisé par les nombreuses guerres et crises. Il voit dans le règne Louis XVune monarchie beaucoup moins tyrannique et dévastatrice que celle de Louis XIV et appel à retenir du gouvernement de droit divin non pas les malheurs de l’absolutisme mais les bonheurs qu’ont apportés le siècle de Louis XV. Son implication religieuse influence son jugement, c’est un royaliste, il s’oppose donc aux idées de son temps, cela ne l’empêche pas d’admettre que le roi s’impliquait très peudans les affaires politique et que les ministres dirigeaient sans retenus. Cette absence du roi ternit selon Veri la beauté de cette période, ligne 16-18 : « (…) elle ternit l’éclat que le gouvernement mâle et facile du duc d’Orléans, (…) et la direction sage et modérée du cardinal de Fleury donnèrent à ses premières année. » Le duc d’Orléans qui juste après la mort de Louis XIV avait, par desmanœuvres testamentaires obtenu les pleins pouvoirs et la garde du jeune roi ainsi que le cardinal de Fleury qui gouvernait quand Louis XV était encore trop jeune, furent des dirigeants appréciés. Malgré l’influence de la politique de Louis XIV encrée par leur éducation, Fleury a mené une politique de pacification avec le traité de Vienne 1738, le traité de Belgrade 1739 et la réconciliation avecl’Espagne. La France était dans une période heureuse plutôt pacifique ou l’emprise des guerres sur la société se ressentait peu contrairement aux campagnes du roi Soleil, un bien être social régnait. Lignes 11-14 : « (…) il ne voulut pourtant pas avoir de principal ministre depuis le cardinal de Fleury, il ne sut pas donner de la consistance, (…) au ministère en corps auquel il s’en remit (…) » Après lamort du cardinal en 1743 Louis XV voulut diriger seul mais il admit par lui même qu’il n’en était pas capable. Il dirigeait son royaume de manière souple et les ministres possédaient une grande indépendance. Le roi était très influençable et très conseillé, il ne parvenait pas s’imposer comme le fut son prédécesseur. L’abbé de Veri le souligne lignes 6-8 : « Il a reconnu lui même (…), s’il...
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