Commentaire de texte

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  • Publié le : 16 décembre 2010
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Commentaire composé de la scène dernière des Acteurs de bonne fois

Le texte à l’étude est ici la scène dernière des Acteurs de bonnes fois. Cette œuvre de Marivaux à été représentée pour la première fois en 1748 et ce compose d’un seul acte. Merllin, valet d’Eraste, tente de répéter avec ses commédiens une petite scène de théâtre en remerciement à Madame Argante. Celle-ci permet en effet lemariage de sa fille à Erasme. Toutefois la répétion de la pièce est un échec, les personnages ne comprenant pas qu’ils jouent un rôle mélangent donc réalité et fiction. Il est alors décidé d’abandonner la pièce, d’autant plus que Madame Argante n’y est pas favorable. Madame Amelin, tante d’Erasme considère que la pièce de théâtre doit avoir lieu et qu’elle est condition première à sonconssentement au mariage. Ce sera son startagème faire jouer Madame Argante à son inssu. Et c’est présisément à ce moment de confusion maximal qu’intervient la scène dernière. Tout l’enjeu du texte à l’étude réside en la résolution de l’intrigue : il sera alors intressant de montrer comment elle s’opére. Pour cela nous exposerons la partie étudiée comme une scène sous tension. Puis nous montrerons que ledenouement estompe superficiellement le noued de l’intrigue et la tension. Puis nous observerons l’idée d’une dualité en cette scène comme reflet de l’œuvre tout entière mais aussi de la pensée de Marivaux.

Si la tension entre les personnages est perceptible depuis les scènes précédentes il n’en reste pas moins qu’elle est très entretenue dans cette dernière scène. Et ce principalement par le jeude Madame Amelin. C’est elle qui oriente la conversation et donc le sujet de discorde. Les didascalies présentes « a Araminte, bas », «à Madame Argante » sont en effet là pour le monter : elle module les faits. Et de ceci démontre l’importance du jeu de scène des personnages comfortant alors la discorde. Les personnages sont en mouvement sur scène « je m’en vais », « tenez ferme » . La didascalie« l’empêchant » appuie ces actions. C’est alors pleinement un théâtre de corps qui s’opére. Le langage et également soumis au corps « aidez moi » . On peut également noter l’hypocrisie de Madame Angelin et d’Arinminte : toutes les deux jouent un rôle qui est le même. Elles endossent le masque de la tromperie :  « Faites comme si c’était le vôtre »
De plus le lieux choisi pour entretenir cettetension est en accord avec la situation. Nous somme alors chez madame Argante dupée et se santant humiiée sous son propre toit « Ne suis-je pas chez moi ? ». Par le lexique « bonté », « honneur », « procédés », elle nous rappelle qu’elle reste très attachée aux convenances sociales et que ce n’est pas dans sa demeure qu’elle les bafouera : «signer ailleurs », « remportez cela ». Ceci n’a de cessed’entretenir sa colère. Cette dernière est perceptible à travers les modalitées exclamatives et impératives présentes dans ses répliques « Madame ! ah ! »,  « rempotez ». Aussi, l’attitude de Madame Amelin qualifiée péjorativement de « comédie » n’est pas sans rappeller ironinquement la pièce de théâtre de Merlin « manqué » comme le souligne Madame Argante.
Le dialogue entre Madame Angelin, MadameArgante et Arinminte caractérise la progression de l’action emanant de cette disenssion. En effet le contrat à la base de cette discorde est à mainte fois repris par le champ lexical de la signature « signer », « vous signerez », « signerons tous » s’opérant ainsi sur plusieurs répliques tout au long de la scène. Ceci n’est pas sans avoir des répercutions sur les personnages concernés par cecontrat et entretient de ce fait la tension générale de la scène : le notaire s’empresse « des affaires m’appellent ailleurs » et surtout Erasre « mourrait » plutôt que de signer. Ce vocabulaire grave d’Erasme évoque l’idée que la scène se situe à l’abouttisement maximale de cette tension perceptible.

C’est donc après avoir porté la tension juqu’à son apogée que Marivaux choisie de dénouer la...
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