Commentaire de texte

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Commentaire de texte de la Bruyère,

Introduction :
La Bruyère livre dans les caractères sa vision de la société du 17 ème siècle. Sachant que le 17 ème siècle est un siècle majeur pour la langue et littérature française en particulier pour les œuvres du théâtre classique. Mais si le classicisme s’impose dans la seconde moitié du siècle sous le règne de Louis 14. Jean de la Bruyère, né àParis le 16 août 1645 et mort à Versailles le 10 mai 1696, est un moraliste français. Dans ce texte, il fait une présentation critique de la cour à travers un regard qui semble étranger. Le registre satirique qu’il utilise annonce l’esprit des lumières. Ce texte est un roman ou mieux dire un recueil de portraits, il a été publié en 1688. Le but est de trouver comment le motif du regard étrangerpermet-il une dénonciation plaisante de la cour de Louis 14.

I/ point de vue et un locuteur étranger :
Le texte se présente a nous comme une énigme mais facile à résoudre non-seulement pour le lecteur du chapitre intégrale intitule "de la cour" mais énigme transparente aussi pour le lecteur d'un extrait de ce chapitre.
La question du point de vue ne va pas de soi, s'il est facile de voirVersailles, il n'est quand même pas évident de le voir. On s'aperçoit que le narrateur n'utilise jamais la première personne du singulier. Il utilise un pronom indéfini à 3 reprises. Qui est désigné? Il semble que le narrateur rapporte un point de vue. Le narrateur de ce texte serait peut-être un personnage qui n'aurait pas fait ce voyage. La dernière indication géographique permet de
supposer que lenarrateur est un iroquois qui cite le témoignage d'un des iroquois qui aurait fait le voyage.
Dans la mesure où c'est un point de vue de deuxième main on comprend le caractère flou des indications géographiques, caractéristiques imprécises du vocabulaire. Terminologie vague pour masquer Versailles. L'idée qui s'impose est qu'il est loin de ce qui est observe. Les deux univers entre le
narrateuret ce qu'il dit n'ont pas grand rapport.
Cela explique "la naïveté" du point de vue. A première vue cela est fait sans plan. Les hommes et les femmes, la perruque et enfin les grands et le roi dans la chapelle royale. Masse des courtisans au début et ensuite les
grands. Nous décelons mal le texte, le narrateur utilise le procédé de la parataxe, absence de lien entre les phrases, un textedescriptif pas vraiment argumentatif prouve la naïveté.
Recours aux paragraphes, il évite la précision, donc un homme qui raconte le récit d'autres hommes. Il utilisera: "peindre" au lieu de "maquiller" "cheveux étrangers" au lieu de "perruque" => les périphrases ajoutent le ridicule.
Cette énigme est tout a fait transparente et le point de vue descriptif utilisé par La Bruyère déconcerte le lecteuret nous apparaît finalement comme un structure narrative originale qui a accentué la portée critique du texte, c'est "un bon sauvage" qui juge la civilisation française.

II/ La condamnation morale :
Élément classique de la satire de la cour et des courtisans qui est poussée au noir, systématisée et amplifiée.
Les éléments de la critique.
D'abord les hommes: opposition nette entre les vieux etles jeunes, on nous dit que les vieux usurpent les compétences des jeunes. Les jeunes sont mis en valeur pour leur débauche "jeunes uses avant l'âge" blazes. Le texte souligne la nature de leur plaisir matériel et grossier, goinfre et ivrogne. Le narrateur recourt a aussi aux paradoxes pour souligner la débauche (ligne 4 et 5) hyperbole. Les femmes: ce sont les maquillages outranciers ainsi queleurs décolletés qui se trouvent dénoncés par le texte une autre forme de débauche. Le narrateur
souligne l'aberration de cette stratégie de séduction (L 8 et9) on pourrait aussi indiquer que ces reproches sont faits d'une collectivité toute entière.
Ensuite la perruque ce qu'il faut dire ici est que le narrateur ne présente pas cela comme un vêtement mais comme un masque ridicule pour cacher...
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