Commentaire de "un barbare en asie" de michaux

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1317 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 18 janvier 2013
Lire le document complet
Aperçu du document
Henri Michaux a été à la fois un peintre, un poète et un écrivain du début du XXème siècle. Dès son jeune âge, il voyage dans le monde entier. C’est dans Un Barbare en Asie (1933) qu’il raconte son séjour de 1938 en Asie. Dans cet extrait, l’auteur, grand admirateur de la culture indienne, en livre une description singulière et nous fait découvrir une nouvelle réalité. L’originalité de ce texteréside dans la manière par laquelle Michaux envisage la présentation d’une autre culture. Nous allons premièrement étudier en quoi cet extrait est un récit de voyage, puis dans un deuxième temps comment l’auteur montre les différences culturelles entre la population indienne et européenne, et enfin ses critiques de la culture occidentale.

Le texte étudié est un récit d’un voyage en Inde.Tout d’abord c’est un récit de voyage puisque le narrateur est étranger à la culture présentée. En effet il emploie la troisième personne du pluriel pour qualifier les indiens : « il faut voir les hôtels qu’il y a chez eux ». Ici l’emploi de « eux » montre bien la distance entre narrateur et civilisation autochtone. Un autre élément que nos pouvons apprendre de cet extrait estl’appartenance du narrateur à la culture européenne. Pour comprendre cet aspect il est nécessaire de savoir que cette œuvre était destinée à des lecteurs européens. Or le narrateur utilise le pronom indéfini « on » qui intègre le lecteur dans son raisonnement. Cela témoigne que lecteur et narrateur partagent la même culture : la culture européenne.
Le narrateur livre aussi une description desHindous, qu’il présente par des caractéristiques universelles, vraies pour tous les indiens. Le présent de vérité générale nous le montre : « L’Hindou n’a pas de besoins », « le confort le dérange ». Ces deux citations témoignent la volonté de nous faire connaitre cette nouvelle réalité indienne.
C’est lors de la des Indiens portée dans ce récit de voyage que l’auteur présente la misèreindienne.

Nous allons maintenant étudier comment l’auteur parvient à faire comprendre au lecteur l’état de misère dans lequel vit l’Hindou.

Dans un premier temps, la culture Européenne est rapprochée et confrontée avec la culture indienne. Le texte étudié peut être subdivisé en quatre grandes parties (l. 1 à 4 ; l. 5 à 13 ; l. 14 à 16 ; l. 17 à la fin), chacune desquellescomprend un élément de la civilisation occidentale comparé à un autre provenant de la réalité Hindouiste. Nous pouvons prendre l’exemple de la quatrième partie dans laquelle un mendiant européen est mis en parallèle avec un mendiant indien, ou bien quand il utilise les « pantoufles » pour nous faire comprendre la grandeur des chambres. L’Européen connait les « pantoufles » et peut se représenter lascène. Ce procédé utilisé par l’auteur permet donc au lecteur européen de rapporter la description des Indiens à ses points de référence et donc de la comprendre mieux.
L’auteur utilise l’ironie, un procédé très efficace pour rendre encore plus touchante la pauvreté des indiens. Dans toutes les quatre parties, il présente les deux éléments de chaque civilisation comme s’ils étaient entrain de faire un compétition. C’est toujours l’Hindou qui gagne. Dans la deuxième partie par exemple, le « tonneau » de Diogène rivalise avec les chambre d’un « Hôtel indien ». Lors de cet affrontement, c’est l’Inde qui la remporte. L’auteur affirme par exemple que Diogène n’avait jamais songé à « partager [son tonneau] avec des amis », ce qu’aurait certainement fait un Hindou puisqu’il est habitué àdes chambres où « il y a place seulement pour une paire de pantoufles ». Dans ce passage l’ironie réside dans le fait l’auteur nous laisse entrevoir que le prix pour le vainqueur de cette lutte est d’être la culture la plus misérable et la plus pauvre. Nous voyons bien qu’un « chien y étoufferait » dans leurs hôtels, où qu’ « il y a des maigreur » incroyables, et que ce n’est pas un «...