Commentaire de l'ennemi, de baudelaire

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  • Publié le : 31 mars 2011
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Commentaire de Baudelaire. L’Ennemi.
* Introduction.

Les Fleurs du Mal est un recueil de poèmes de Charles Baudelaire, publié le 23 juin 1857. Il rassemble la quasi-totalité de ses œuvres écrites depuis environ 1840. L’Ennemi, un de ses poèmes les plus célèbres, est un sonnet mettant en place le spleen baudelairien, cette forte angoisse chez Baudelaire du temps qui passe. On peut alors sedemander comment Baudelaire retranscrit dans son poème cette vision assez particulière qu’il a du temps. Celui-ci est composé de quatre strophes : deux quatrains puis deux tercets, en alexandrins, composition commune aux sonnets.

* Développement.

I. Les saisons, ou étapes de la vie.
Dans son poème se déroule une métaphore filée traitant les climats, et notamment les saisons. Cela créeune implication du poète dans son œuvre : c’est sa vie qu’il décrit.
La première strophe est composée de quatre vers décrivant un été chamboulé. En effet, l’auteur subit un « ténébreux orage », et « le tonnerre et la pluie [, qui] ont fait un tel ravage ». Il y eut en effet tellement d’évènements douloureux ou difficiles représentés par le « tonnerre » et la « pluie » qu’il n’est plus possiblepour lui de vivre dans un monde beau comme il l’aurait voulu. On sait que c’était une volonté puisqu’il emploie les mots « bien peu », ce qui montre qu’il aurait préféré ou pensé avoir plus que cela. De plus, « il reste en [son] jardin bien peu de fruits vermeils ». Il connaît tout de même de « brillants soleils ». C’est donc un été bouleversé par les intempéries qu’installe Baudelaire dans lepremier quatrain de son poème. Cette saison est associée à son enfance, puisqu’il commence sa strophe par « Ma jeunesse », qui paraît donc comme tantôt malheureuse, tantôt joyeuse. Il utilise aussi dans les trois premiers vers un temps au passé, qui indique des évènements révolus : « ne fut », « traversé », et « ont fait » ; alors que dans le quatrième alexandrin, il transforme le temps au présentavec le verbe « il reste ». Il fait donc ici un lien entre un passé plutôt décourageant, et un présent qui garde encore des profondes traces de déception.
Contrairement à cette alternance, on retrouve dans le deuxième quatrain une idée bien précise que Charles Baudelaire ne nuance pas ou très peu. Il fait maintenant référence à l’automne. En effet, il emploie le mot « automne »  même, qu’ilassocie d’ailleurs avec les « idées », au pluriel. Ici, il compare son inspiration avec les fleurs et son esprit avec le sol, la Terre. On le remarque par le champ lexical de la terre comportant « pelles et râteaux », deux outils de sol, « terres », « creuse », et « trous ». La proposition « et qu’il faut » apparaît comme une corvée : le poète subit l’avance du temps. Ce fait est renforcé parl’utilisation du groupe nominal « les terres inondées », qu’il faut « rassembler à neuf ». Le poète annonce alors que son esprit est désemparé, et qu’il doit le en quelques sortes le motiver pour se sentir à nouveau bien. Les « pelles et les râteaux » nous rappellent la jeunesse, l’enfance. Ce sont effectivement des jouets pour petits garçons. C’est donc une nostalgie et une peur de la maturité quis’installent chez Baudelaire.
Le premier tercet lance une nouvelle saison. « Les fleurs nouvelles » représentent les pissenlits, les marguerites ou encore les coquelicots qui entament doucement le printemps. A cette période de l’année, les arbres bourgeonnent et la nature renaît. La proposition « et qui sait » montre un espoir du poète. Il espère alors que son inspiration revienne durant ce moment, toutcomme la beauté de la nature. Il veut son esprit tel la nature, constamment renouvelé, et toujours aussi fort chaque année qui passe. Sa volonté est d’avoir des idées purifiées et puissantes, puisqu’il emploie des mots tels « lavé », « mystique aliment » et « vigueur ».
Or, le temps finit par avoir raison du poète. Il transmet ce sentiment d’échec dans le deuxième tercet, soit la dernière...
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