Commentaire de l'excipit du pere goriot

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  • Publié le : 11 juin 2011
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Commentaire de texte : Excipit du Père Goriot, Balzac
Alexandre Lombardi 2C 7/03/11

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Le XIXe siècle est marqué par l’apparition des mouvements naturalistes et réalistes. Ces deux mouvements mettent en valeur une démarche scientifique, tirée dessciences expérimentales, dans le but d’être le plus précis possible. Les auteurs réalistes et naturalistes tels que Zola, Flaubert ou encore Balzac, optent pour des thèmes de société tel que l’ascension sociale, la vie ouvrière ou bien les problèmes de ménage. Balzac, fervent partisan du naturalisme, accomplie dans chacune de ses œuvres une analyse des effets sociaux, de leurs causes et de leursprincipes. Il dépeint ainsi une image nette de la société du XIXe. Dans son œuvre Le Père Goriot, parue en 1835, Balzac conclue sur l’enterrement du Père Goriot, personnage éponyme, en incluant dans cet excipit les trois classes sociales dominantes du XIXe en France, soit le clergé, la noblesse et la classe ouvrière. Suite à cette constatation, une question s’impose : de quelle manière Balzaccritique-t-il la société du XIXe siècle à travers l’enterrement du Père Goriot, excipit de son œuvre Le Père Goriot ? Afin de répondre à cette question, nous analyserons d’abord l’image du clergé avare pour ensuite étudier la noblesse indifférente et enfin observer le Père Goriot et Eugène de Rastignac, symboles du peuple.

La première classe critiquée dans cette excipit est le clergé.L’auteur nous donne une image d’un corps religieux pressé, qui a peu d’intérêt pour le défunt et dont chaque action est rythmée par l’argent.

Tout d’abord, la notion de temps est mise en valeur à chaque fois que le clergé est mentionné. En effet, le corps religieux composé de « deux prêtres, l’enfant de chœur et le bedeau » sont introduis par le gérondif « en attendant ». Dans la suitede l’extrait, le même rythme ternaire « deux prêtres, l’enfant de chœur et le bedeau » est suivit de deux verbes au passé simple « vinrent et donnèrent ». L’emploi du passé simple marque une action brève, autre preuve que le clergé est pressé. De plus, le fait que les deux verbes soient à la suite accentue la rapidité de l’événement et sa banalité du fait que rien ne semble plus intéressant denoté que le corps religieux « vinrent et donnèrent » « Le service ». Ce même mot « service », utilisé plus tardivement dans l’extrait, est accompagné de « dura vingt minutes ». On retrouve le passé simple et donc la brièveté de l’action mais nous avons cette fois une indication concrète de temps, « vingt minutes », qui nous montre clairement que l’enterrement était court. La promptitude du serviceest aussi accentuée par le fait que nous somme en présence d’une phrase très courte en opposition aux longues phrases qui l’entourent. Ce procédé fait ressortir la phrase et donc la vivacité du service. Afin de mettre encore en valeur l’impatience du clergé, Balzac a inséré une courte parole du prêtre. Cette parole est mise en valeur par le fait qu’elle est incise entre deux descriptions. Lespropos sont donc mis en avant. Le prêtre fait encore allusion au temps avec les mots « aller vite », « ne pas nous attarder » et « cinq heures et demie ». Nous pouvons remarquer que le prêtre cherche à en finir le plus vite possible et que la mort d’une personne n’a peu d’importance pour lui. La description de l’enterrement débute aussi par une notion de temps : «  A six heures ». Le fait que letemps soit énoncé avant la description de l’enterrement prouve qu’il est plus important que les funérailles. La sortie du clergé est aussi orchestrée autour du temps avec « disparurent […] aussitôt que fut dite la courte prière ». On retrouve l’emploi du passé simple, marquant la brièveté de l’action. L’utilisation du verbe « disparaître » marque aussi la rapidité car il représente une action...
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