Commentaire de l'incipit de paul et virginie de bernardin de st pierre.

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  • Publié le : 25 avril 2011
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Commentaire composé

Ce texte est l'incipit romanesque de Paul et Virginie,écrit pas Bernardin de Saint-Pierre et publié en 1787. Ce texte se construit sous forme de deux grandes parties, une description minutieuse et un dialogue qui annonce l'histoire et la suite du roman. Nous étudierons dans une première partie l'incipt et sa fonction et dans une seconde partie la rencontre entrele « je » et la figure du vieillard tout en analysant la structure enchâssé du récit.

L'incipit désigne aujourd'hui le plus souvent le début de l'ouvrage, de longueur variable selon les nécessités de composition ou d’étude scolaire qui le découpent. Il peut ne durer que quelques phrases, mais peut aussi concerner plusieurs pages. L'incipit s'ouvre ici sur une description minutieuse etorganisée, où le narrateur est omniscient, comme nous le prouve l'utilisation du « on », ainsi que la description faite « d'en haut », comme si on survolait l'endroit qui nous est présenté, comme nous montre le mot 's'élève » utilisé à deux reprises lignes 1 et 7. La description est ordonnée, le narrateur nous donne des indications spatiaux précis : « le côté orientale de la montagne » (ligne 1),puis des grands rochers tournés « au nord » (ligne 4), une montagne « à gauche » (ligne 4), une ville « en bas » (ligne 5), etc. on apperçoit dont les noms des lieux sont très précis « Port Louis de l'Ile de France » (ligne 1), « quartier des Pamplemousses » (ligne 6).
Le récit est ici fait au présent, « s'étend » (ligne 8), comme si l'on voyait en temps réel ce que nous montre le narrateur.Cette ouverture respecte la fonction de l'incipit, qui est de donner envie au lecteur de continuer le roman, car, dans la seconde partie du récit, le personnage du « vieillard » annonce que la suite du roman raconte une histoire qu'il dit « touchante » (ligne 35), ce qui peut nous faire deviner une histoire amoureuse. D'autres éléments de cet incipit nous donne envie de continuer notre lecture. Levieillard dit que l'histoire est heureuse car il parle de « deux familles qui y avaient trouvé le bonheur » (ligne 34). Ces indices sur le récit à suivre donne au lecteur une raison d'attendre.
C'est sans aucun doute la prise de paroles du vieillard qui annonce le début de l'histoire, car cela permet une rupture avec la description, et fait partie de la contextualisation. La rupture estperceptible grâce non seulement à la prise de parole mais aussi au changement de temps, la description étant au présent et la seconde partie au passé simple et à l'imparfait, « J'aimais » (ligne 25) et « Il me rendit » (ligne 30), ainsi que par le changement du point de vu qui devient interne « j'étais (ligne 31). La rupture se fait par la rencontre des deux personnages principaux dont on étudie le pointde vu.
Il s'agit d'une rencontre de deux personnages que l'on peut uniquement désigner par « je » et « le vieillard ». On ne connait ni le nom ni les caractéristiques physiques du narrateur. Les seuls indices dont on dispose est qu'il semble solitaire, « J'aimais à me rendre dans ce lieu où l'on jouit […] d'une solitude profonde » (lignes 25-26). Il est cependant avenant et curieux touten étant respectueux, il prend l'initiative de saluer le vieillard, « Je le saluai avec respect » (lignes 29-30), c'est lui qui provoque l'échange. On constate également que cet homme se distingue de la catégorie des hommes que dénonce le vieillard par sa prise de distance par rapport aux préjugés, « aime à entendre parler du bonheur que donnent la nature et la vertu » (lignes 41-42). Grâce à lapremière ligne de la seconde partie du récit, « J'aimais à me rendre dans ce lieu » (ligne 25), le lecteur peut penser que c'est ce « je » qui s'adresse à nous dans la première partie, à travers le « on » (ligne 4) général.
La figure du vieillard correspond à la figure connue, il est sage, noble, « Il marchait nu-pieds, et s'appuyait sur un bâton de bois d'ébène. Ses cheveux étaient tout blancs,...
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