Commentaire diderot

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  • Publié le : 11 avril 2010
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Denis Dideros, philosophe du dix-huitième siécle écrit Supplément au voyage de Bougainville en 1772. L'extrait de cette œuvre littéraire, conçue comme un dialogue, oppose deux personnages, deux façons de penser, de vivre. Il soulève par la même occasion le problème du colonialisme des européens et rend hommage à la vie sauvage en la comparant à celle de l’homme civilisé, c'est-à-dire l'européen.Ce texte met en scène un vieillard qui défend son peuple, sa terre et son honneur face à un navigateur européen. Dans cet extrait, Diderot démontre à l’aide du « regard étranger » du vieux tahitien l’immoralité, l’intolérance et la prétention démesurée des européens en ce qui concerne les peuples et les mœurs qui leur sont étrangers. Comment et par quels procédés Diderot compare t-il ces deuxpeuples ? Nous allons voir dans une première partie la critique des européens puis dans une seconde partie l'éloge de la vie sauvage du vieux Tahitien et de son peuple.

Diderot va dévaluer, dans un premier temps la civilisation des européens en soulignant ses méfaits et son comportement envers les autres peuples.

Cette dévaluation commence dés la deuxième ligne avec la périphrase péjorative« chef des brigands » désignant Bougainville et à travers lui les européens. De plus, l'auteur utilise un champ lexical fort qui est celui de la cruauté afin de souligner l’attitude barbare des européens avec des verbes comme « égorger », « se haïr » ou même « asservir » un peu plus loin. Mais le champ lexical de la cruauté n’est pas le seul utilisé par Diderot, il se sert également du champ lexicalde la violence pour dénoncer la sauvagerie des colons avec des expressions comme « fureurs inconnues », « folles », « féroces » ou encore « teintes de votre sang ».
On observe alors que la violence est transmise aux tahitiens à cause des européens, cela s’accroît comme le montre la graduation de la seconde jusqu’à la treizième ligne. Diderot par ces champs lexicaux forts met en cause lebien-fondé de la colonisation et nous présente une image extrêmement brutale et inhumaine des européens.

Dans un second temps, il va plus loin et expose l’injustice et l’immoralité dont font preuve les européens. Celles-ci sont d’ailleurs marquées dès la sixième ligne par l’intrusion de la notion de propriété : « tu nous a prêché je ne sais quelle distinction entre le tien et le mien. ». Cettenotion est utilisée par Diderot pour nous montrer que le pouvoir de la propriété entraîne l’injustice et la jalousie. On retrouve d'ailleurs plusieurs phrases sur cette même notion tout au long du texte comme par exemple à la huitième ligne : "Nos filles et nos femmes nous sont communes, tu as partagé ce privilège avec nous [...] et elles nous sont revenus teintes de votre sang.". On remarque doncque la notion de propriété chez les tahitiens n'est connue que depuis que les européens ont débarqué sur leur terre, et qu'elle n'a fait que semet la discorde et la violence. Bougainville et ses semblables sont donc montrés comme des hommes qui ont apportés le malheur sur les peuples de Tahiti.

L’injustice se découvre aussi par la loi du plus fort. En effet, dès l’arrivée des occidentaux,ceux-ci affirment que ce pays leur appartient: " ils ont écrit sur cette lame de métal : Ce pays est à nous.". Les européens ne se soucient guère des habitants. Le vieux Tahitien montre son indignation grâce à un discours contenant une forte expression et une forte ponctuation comme par exemple à la dix-neuvième ligne : « Ce pays est à toi ? et pourquoi ? » Ces phrases nous montre bien la révolte duvieux Tahitien. L'auteur procède ensuite à un renversement de situation, il inverse les rôles des deux civilisations par un raisonnement hypothétique à partir de la vintième ligne : "Si un Otaïtien débarquait [...]". L’auteur s’oppose ainsi aux lumières de la civilisation que tentent d’imposer les colons, et rejette la colonisation qu’ils pratiquent.

En conclusion Diderot se sert de champs...
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