Commentaire du contrat social

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  • Publié le : 5 mai 2011
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Commentaire du Contrat Social Livre I Chapitre VI

Jean-Jacques Rousseau est un philosophe et écrivain français du XVIIIe siècle, que l’on associe généralement aux Lumières et qui se rendit célèbre notamment grâce au Contrat Social dans lequel il constate que l’homme pour préserver son espèce et donc survivre, doit vivre en société, reprenant ainsi la thèse d’Aristote, pour qui l’homme est un« animal politique ». Dans ce chapitre, Rousseau va apporter une réponse très originale à la question qu’il a soulevée au tout début du Contrat Social : « Je veux chercher si, dans l’ordre civil, il peut y avoir quelque règle d’administration légitime et sûre (...) ». En d’autres termes : comment est-ce qu'une autorité quelconque peut être imposée de manière légitime à un peuple ? « Trouver uneforme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s’unissant à tous, n’obéisse pourtant qu’à lui-même, et reste aussi libre qu’auparavant. Tel est le problème fondamental dont le Contrat Social donne la solution. ». L’originalité de la solution de Rousseau est qu’il va dépasser le dualisme opposant le peuple etle pouvoir politique l’un à l’autre. Il va, en effet, voir dans la constitution d’un pouvoir politique reposant sur le Contrat Social le fondement même de l’existence du peuple. En termes kantiens on peut dire que le pouvoir politique, dans la mesure où il repose sur le Contrat Social, est la condition de possibilité de l’existence du peuple en tant que peuple et non en tant que simple agrégation ;ce qui signifie qu’il n’est pas qu’un simple regroupement d’individus. « (...) Cet acte d’association produit un corps moral et collectif, composé d’autant de membres que l’assemblée a de voix, lequel reçoit de ce même acte son unité, son moi commun, sa vie et sa volonté. » La question de la légitimité d’un pouvoir reposant sur le Contrat Social ne se pose donc plus. L’autorité politique n’est eneffet plus une violence faite au peuple mais ce qui lui permet d’exister.
Rousseau préconise une société régie par des lois s’inspirant du droit naturel ,qui est l’égalité de tous les hommes, garantissant la liberté de chaque individu et ayant en vue le bien commun, c'est-à-dire le bien de chacun passant par le bien de la société toute entière..
Dans ce chapitre VI, Rousseau expose dans lesquatre premiers paragraphes ce qu’est l’état de nature et en quoi la formation d’associations est vitale pour l’espèce humaine. Dans l’état de nature l’homme est solitaire, il n’y a aucun garant pour le protéger, il est livré à lui-même et ne peut compter que su sa propre force pour survivre ; dans cet état règne la loi du plus fort et la possession, c’est-à-dire qu’une chose appartient au premierarrivé, qui est donc le premier servi et qui la garde tant qu’il a la force pour lui, la possesion est donc une chose éphémère.
Ainsi, sachant que l’homme ne peut pas créer de nouvelle force, la seule façon d’assurer sa pérennité est que tous les hommes unissent leur force et vivent ensemble, dans une société organisée selon des principes de liberté, d’égalité et de justice.
Le problèmefondamental ici est de trouver une société qui ait en vue à la fois le bien commun et sauvegarde les libertés individuelles.

Comment fonder une société qui veillerait à établir le bien commun tout en garantissant les libertés indivivduelles ?
C’est à cette question que répond la suite du texte. Dans les paragraphes cinq à huit, Rousseau présente les clauses du contrat social, c’est-à-dire lesconditions nécessaires à la mise en place du Contrat Social. L’ensemble de ces clauses peut se réduire à un seul principe de base à savoir l’aliénation, cela signifie que chaque individu se donne totalement à toute la communauté, ce qui crée une égalité entre tous les individus constituant la société. De plus, l’aliénation crée une union parfaite entre les individus, qui constituent la société dans...
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