Commentaire du texte de hobbes

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  • Publié le : 20 janvier 2010
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Le problème que pose l’usage des mots est celui de leur rapport au réel. Le mot que nous utilisons renvoie-t-il en effet à une chose objective ou bien à la représentation subjective et effective que nous avons ? Un mot est censé signifier une réelle et même réalité, il offre un support à la connaissance pour dire ce qui est. Mais si il renvoie à notre perception subjective du réel, alors une mêmechose pourrait être nommée différemment. Dès lors, comment pourrait s’entendre sur ce que nous désignons par les mots ? Et surtout comment pourrait-on raisonner sur les choses ? Dans ce texte, Hobbes montre que la subjectivité des noms rend impossible toute subjectivité des choses. Il faut donc se méfier des noms qui ne renvoient pas aux choses réelles mais à la conscience perceptible,psychologique, affective de celui qui les utilise. Le texte, de la l.1 à 5, commence par souligner le caractère subjectif des mots qui désignent des sentiments puis, de la l.5 à 112, Hobbes analyse la cause de cette subjectivité. Enfin, de la l. 13 à hh, Hobbes nous invite à raisonner. Néanmoins, on pourrait faire remarquer que le lien que l’on reproche souvent aux mots c’est d’être trop particuliers, et onleur reproche aussi parfois leur caractère trop général. On pourrait donc se demander comment remédier aux défauts des mots et plus généralement aux précisions et imprécisions du langage.
De la l.9 à 12, Hobbes précise comment se forment les affections qui déterminent nos représentations. Il montre aussi qu’il n’y a pas de concept des choses au sens où nos représentations ne peuvent pas êtregénérales puisqu’elles s’enracinent au contraire dans des affections elles-mêmes déterminées par la constitution de nos corps et des préventions de notre pensée : notre sensibilité est particulière et subjective, notre pensée ne fait qu’accueillir ces affections et les préventions renvoient ici aux préjugés. Ce texte renvoie donc à une théorie de la connaissance : la signification des mots nepeut être générale. Nous ne pouvons avoir d’idée générale des choses, nous n’en avons que des idées particulières qui sont déterminées par notre corps et nos préjugés.
De la l.12 à 23, Hobbes nous donne les conséquences sur l’usage que la raison peut faire des mots. Puisque les mots ne nous permettent pas de raisonner à partir d’une idée générale, d’un concept, ils ne peuvent donc renvoyercomme on l’a vu précédemment qu’à des affections variables et subjectives. D’où le danger que représente pour Hobbes l’usage des mots par la raison.
De la l.21 à 23, Hobbes renforce cette idée en montrant que les métaphores et les figues (qui sont par définition subjectives et donc changeantes) sont moins dangereuse que les mots elles se présentent d’emblée comme subjectives. Elles excluentdonc leur usage par la raison. Exemple de la métaphore du feu, expression de notre affect. -> passion amoureuse. Pour Hobbes, le mot n’est donc jamais général et ne pourra donc jamais être conceptuel. Cependant, cette imperfection est-elle vraiment due à la nature même du mot ?
En ce sens, on peut souligner que les mots renvoient souvent en fait à des affections particulières. Plusgénéralement, on peut également déceler dans les mots des connotations sociales ou culturelles qui ne renvoient pas seulement au sujet individuel mais aussi à son appartenance culturelle. Par exemple, ce que nous appelons « bonheur » n’a pas le même sens selon que nous vivons en France ou en Inde. Dès lors, raisonner sur le bonheur se limiterait-il en fait à raisonner sur une forme particulière «catégorique » bien spécifique ?
Si tel était le cas, ne serait-ce pas contraire à l’exigence d’objectivité de la raison ? Ne pourrions-nous pas tenter comme le montre Hegel de déceler l’idée générique et générale d’un mot ? Certains auteurs et philosophes tels que Descartes, Kant, Hegel ainsi que Platon rationalistes dans leurs thèses tentent de « suspendre », d’épurer les mots de leurs subjectivité...
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