Commentaire "je ne peux pas oublier" jean giono

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  • Publié le : 2 novembre 2010
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1895 : naissance à Manosque de Jean Giono. Ses origines sociales sont modestes : son père est cordonnier et sa mère est repasseuse. Malgré les efforts des parents, Giono devra arrêter son parcours scolaire en classe de seconde et dés lors il multipliera les petits " boulots" avant de se faire embaucher, comme coursier d'abord, puis comme sous-directeur d'agence, à la banque de Manosque. Très tôtil se passionne pour la lecture et plus particulièrement pour la Bible, l'Iliade d'Homère et Les Tragiques d'Agrippa d'Aubigné. Si Giono a d'abord découvert les auteurs anciens tels Virgile ou Homère c'est que confie-t-il, ses moyens ne lui permettent d'acheter que des ouvrages à " 19 sous".
Il passe régulièrement ses vacances en Provence et partage le temps des bergers. C'est de là que naîtrason culte de la nature sauvage, tantôt accueillante, tantôt hostile, nature qui sera le cadre de nombreux de ses romans. Pour Giono, la Provence est" un pays noir" et ne doit pas se réduire à l'image de carte postale qu'en donne les Parisiens à savoir celle "d'un pays ensoleillé".
Giono est partisan d'un retour à la nature comme en témoigne le thème principal de Regain, écrit en 1930 :Aubignagne, un petit village de Provence quasi désert va être le décor du bonheur paisible de Panturle et Arsule, couple qui s'épanouit dans une vie simple en contact étroit avec la nature et qui va redonner vie à ce village. C'est ce qu'on appelle le Gionisme : dénoncer le monde occidental et la société de progrès et accuser la bourgeoisie d'avoir dénaturé la nature sous prétexte de la maîtriser. Cettethéorie n'est pas sans rappeler les propos de Rousseau dans son discours sur Les Origines des Inégalités parmi les hommes et plus généralement l'attitude des philosophes des Lumières, tels Diderot ou Voltaire. Pour Giono, les Vraies richesses naissent de la terre et des ses travaux et l'homme doit respecter l'ordre naturel du monde.

1916 : Il est envoyé au front ( Verdun, Le chemin des dames) commesoldat de deuxième classe. Il découvre les horreurs de la barbarie guerrière et souffre dans les tranchées, ce qui lui fera écrire dans la préface des Vraies Richesses, en 1936 : " Les bêtes sauvages sont admirables. Un renard saute deux mètres en hauteur, tant qu'il veut. Le poumon des canards sauvages est une joie et une richesse formidable pour le canard. La société construite sur l'argentdétruit les récoltes, détruit les bêtes, détruit les hommes, détruit la joie, détruit le monde véritable, détruit la paix, détruit les vraies richesses." Son seul refuge est la lecture de La Chartreuse de Parme de Stendhal, recueil qu'il gardera tout au long de la guerre, même dans les tranchées.

1919 : Giono est démobilisé et rentre à Manosque où il reprend ses fonctions à la banque.

1920 :Mort de son père. Il se marie. Le couple aura deux filles : Aline née en 1926 et Sylvie, née en 1934
Giono écrit ses premiers poèmes, Accompagné de la flûte, son premier roman, Naissance de l'Odyssée, des nouvelles, Champs.

1929 : Publication de Colline, roman pour lequel il reçoit le prix américain "Brentano" ( aucune oeuvre de Giono ne sera récompensée par un prix français). A l'occasion de lasortie de son roman Giono se rend à Paris et fait la rencontre de Gide et de Paulhan.
A partir de cette date, Giono décide de vivre de sa production littéraire ; les publications vont se succèder.

1930 : Giono achète la maison du Paraïs, au-dessus de Manosque, il y vivra jusqu'à sa mort.

1934 : Giono adhère à l'Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires, association qui a pourchef de file Aragon.
Dans la revue Europe, il publie un texte contre la guerre : " Je ne veux pas oublier" ; ce texte inaugure une série d'essais pacifistes. dans ce texte, Giono explique pourquoi il ne peut pas oublier la guerre, il "en porte la marque", marque indélébile qui lui fait écrire : " L'homme n'est la matière première que de sa propre vie. Je refuse d'obéir."

1935 : Giono...
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