Commentaire kant, critique de la raison pure, ii.

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  • Publié le : 15 novembre 2010
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Ce texte se situe dans la deuxième partie, la logique transcendantale, de la théorie transcendantale des éléments de la Critique de Raison pure de Kant. Après avoir, dans sa préface, émit le souhait de relever le défi sceptique et d’opérer la « révolution copernicienne » du savoir, Kant va s’efforcer de dégager les conditions de possibilités de la connaissance. A cette fin il va substituerl’hypothèse d’un esprit informant le réel à celle d’une réalité structurant elle-même la connaissance. Il va ainsi déplacer le champs de notre connaissance possible, qui n’est plus ontologique mais se confondant avec celui de notre représentation. Nous ne pouvons connaître aucun objet comme chose en soi mais uniquement comme objet de l’intuition sensible, c’est-à-dire comme phénomène. De cetteinterrogation sur le contenu de notre faculté de connaître et sur les conditions de possibilité de la connaissance il déduira l’existence de deux mode de connaissances : le sensibilité et l’entendement.
Comme l’homme peut sentir avant de penser Kant étudiera d’abord la sensibilité comme réceptivité passif du phénomène. Cette représentation immédiate de l’objet se fait par l’intuition, elle-même renduepossible par la sensibilité. Le phénomène perçu a une matière, un contenu sensoriel, mais ce dernier est défini a posteriori. Or c’est l’intuition sensible vide ou pure qui permettra à Kant de répondre au problème que soulève la question des jugement synthétique a priori et qui sera, dès lors, l’objet de l’esthétique transcendantale. C’est la forme et plus précisément le temps et l’espace qui entant qu’intuition pure permette la saisi du divers sensible. Une fois cette 1ère source de connaissance établi Kant traite dans l’Analytique transcendantale, de la 2nd source : les concepts purs ou catégories de l’entendement et dressera à cette occasion sa célèbre table des catégories.
Ainsi le problème soulevé par le texte étudié n’est pas directement apparent. En effet, si l’on suit lecheminement de pensée, tel qu’énoncé, le sensible serait appréhendé à travers les intuitions pure et l’organisation de ce réel, une fois saisi, se ferait simplement à travers l’entendement et les catégories exposées. Les deux aspects de la représentation : passif - la réception sensorielle - et actif - la construction de l’objet par l’entendement - serait ainsi magnifiquement combiné. Mais ladifficulté est ailleurs, si nous pouvons saisir et penser le divers sensible comment l’unifier ? L’objet représenté est toujours multiple dans ses dimensions spatio-temporelle, et la liaison des divers éléments ne peut jamais venir des sens, comment assurer dès lors un objet de connaissance qui tiennent compte de la diversité de l’intuition et qui soit néanmoins structuré dans un concept ? Quelle seraitalors la synthèse qui permettrait d’évité, selon la formule kantienne, le vide des pensées sans contenu et l’aveuglement des intuitions sans concept ?
En d’autres termes, comment rendre compte d’un objet connaissable unit et unique qui se structurerait autour d’une représentation et qui serait, de surcroît, ma représentation ?


Pour répondre à cette question Kant fera appel au cogito et à laconscience transcendantale. A cette fin il définira, en premier lieu l’acte de représentation comme un acte du sujet. Par la suite la représentation sera décrite comme la combinaison de l’intuition a priori et du « je pense » entendu comme une aperception pure et originaire. Conséquemment l’objet de la connaissance possible sera décrit comme le résultat de la synthèse, réalisée par l’entendement,de la diversité du sensible et unifiée par la conscience du sujet. D’autre part l’individualité de la représentation semble être également assuré par cette idée de conscience à soi mais une conscience formelle, loin de cogito substantielle de Descartes.

Le passage étudié se situe très précisément au chapitre II de l’Analytique transcendantale, dédié à la déduction transcendantale. Kant...
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