Commentaire Le P Re Goriot

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  • Publié le : 21 février 2015
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Le père Goriot est un roman réaliste d’Honoré de Balzac, écrit en 1835. Il fait partie des « scènes de la vie privée », elles-mêmes intégrées dans « la comédie humaine ». L’extrait que nous allonsétudier se trouve dans la première partie du roman, une pension bourgeoise. C’est un dialogue entre Eugène de Rastignac et Mme de Beauséant. Cette dernière lui parle de la société du XIX siècle oùrègnent l’hypocrisie, la cruauté et le mensonge. On peut donc se demander quelle vision du monde Balzac nous propose-t-il à travers la vicomtesse.
Pour répondre à cette problématique, on s’intéresserad’abord à l’expérience de la vicomtesse, aux raisons de son pessimisme. On analysera ensuite l’image qu’elle donne de la société et de l’humanité en général, et enfin nous verrons les armes qu’elle donne àRastignac pour réussir dans cette société corrompue.
I- Une femme d’expérience, pessimiste et amère
La vicomtesse commence par affirmer catégoriquement « le monde est infâme et méchant ». Cette phraseest au présent de vérité générale car elle parle à partir de son expérience personnelle, et ce dans toute sa première tirade. Elle se justifie à la phrase suivante en donnant un exemple de ce qu’ellea pu observer de certains comportements humains de la haute société : « aussitôt qu’un malheur nous arrive, il se rencontre toujours un ami prêt à nous le dire ».
Mme de Beauséant utilise beaucoup detournures conditionnelles ; elle peut envisager différentes possibilités et leurs conséquences pour Rastignac. En effet, la vicomtesse, d’après sa propre histoire, va non seulement aider Rastignac àéviter les différents pièges qu’il pourrait rencontrer mais aussi à monter dans la société : « vous voulez parvenir, je vous aiderai ». Elle se propose comme initiatrice de la réussite de Rastignac. Ily a beaucoup d’impératifs dans cette partie du texte, cela montre que la vicomtesse est sûre des conseils qu’elle lui donne : « cachez-le » « frappez sans pitié »… on observe aussi une...