Commentaire: les caprices de marianne acte 1 scène 1

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  • Publié le : 25 mars 2013
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Les Caprices de Marianne : Acte I, scène 1, 5ème séquence « Octave-Cœlio » de Cœlio « Malheur à celui qui… » à Cœlio : « … sur sa jalousie » : un double portrait tout en opposition
Quel portrait des deux personnages nous dresse ce passage ?
Introduction : - Alfred de Musset, auteur romantique // un théâtre pour être lu - Les Caprices de Marianne : enjeu de la pièce ; présentée comme comédie -L’extrait : Une très longue scène d’exposition où les personnages principaux apparaissent : Marianne, Octave, Cœlio, Claudio. Le début de la scène nous a appris l’amour désespéré que porte Cœlio à une Marianne indifférente. Il s’agit de la première apparition d’Octave et de la première rencontre entre les deux amis. - Reprise de la question et annonce du plan Lecture Explication
I – Cœlio, unêtre mélancolique et tourmenté

1 – un être mélancolique
a) son aspect : « ce large habit noir »L. , sa pâleur relevée par Octave « un pied de blanc sur les joues » L.
b) présenté ainsi par son ami Octave : oxymore « gracieuse mélancolie » L.
c) l’extrême sensibilité que Cœlio avoue dans sa tirade : « Il me manque le repos… » L. . Tout lui est souffrance, tout lui est obstacle. Ildéfinit le tourment continu qu’il subit par la métaphore lyrique : il lui manque « la douce insouciance qui fait de la vie un miroir où tout glisse » L. , par l’expression hyperbolique « une dette pour moi est un remords » L. , par l’antithèse désignant l’amour « passe-temps » L. , pour les autres, sentiment qui « trouble (sa) vie entière » L. pour lui.

2 – un amour passionné
a) la force de cetamour : affirmé dès les premières répliques : hyperbole : il est amoureux « plus que jamais de la belle Marianne » L.
b) l’expression du trouble amoureux : tirade de Cœlio « depuis un mois j’erre autour de cette maison la nuit et le jour » L. : le verbe « errer » souligne le désarroi du héros, tout comme les expressions du temps renforcent l’idée d’un amour qui l’obsède, comme il l’affirmaitquelques lignes plus haut « « L’amour (…) trouble ma vie entière » L. .
c) des efforts vains : les anaphores « Jamais elle n’a paru à sa fenêtre ; jamais elle n’est venue » L. , ou « vingt fois j’ai tenté (…) ; vingt fois j’ai senti.. » L. , l’hyperbole « Tous les moyens » L. mettent en relief les initiatives de Cœlio et ses échecs ; entre lui et Marianne, se dresse des obstacles infranchissables.Marianne se conduit vertueusement : « elle sort du couvent ; elle aime son mari et respecte ses devoirs » L. ; son attitude est hostile : « elle déchire » L. les lettres de Cœlio ou les lui « renvoie » L. . Le trouble de Cœlio est lui-même un obstacle : moralement et physiquement, il est incapable d’agir « j’ai senti mes genoux fléchir en approchant d’elle (…) Quand je la vois, ma gorge se serre etj’étouffe » L. . C’est ce qu’il exprime aussi plus loin dans la métaphore « Entre elle et moi est une muraille imaginaire que je n’ai pu escalader » L. . Et c’est bien pour cela qu’il charge les autres de rencontrer Marianne : Ciuta d’abord, Octave ensuite.

3 – un être qui vit dans les rêves, qui idéalise la vie et l’amour
a) un amour pour une femme qu’il connaît à peine et dont il ne saitpresque rien. Il l’avoue luimême « Qu’est donc que tout cela ? deux yeux bleus, deux lèvres vermeilles, une robe blanche et deux blanches mains » L. , mais, pour autant, cet amour bouleverse sa vie
b) le discours lyrique et métaphorique de Cœlio traduit cette attirance pour le rêve et la mélancolie : c’est déjà ce que l’on a souligné : « Il me manque le repos, la douce insouciance… » L. ;c’est aussi ce qu’il exprime dans sa deuxième tirade lorsqu’il parle de la réalité : « la réalité n’est qu’une ombre » L. et donc il la modifie comme il l’indique dans la suite de cette tirade dans un passage métaphorique « chaque homme … tissu magique » L. . Incapable d’affronter la réalité, Cœlio la nie et lui préfère « imagination ou folie » L.
c) enfin cet amour idéalisé qu’il ne parvient à...
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