Commentaire les confessions de jj rousseauc

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  • Publié le : 20 novembre 2010
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I) Un tableau plutôt caustique de la bonne société
1) Tableau de la « bonne société » 
•    Le luxe, les mondanités : regard naïf face à un luxe déconcertant (le maître d’hôtel en grande tenue l.1-2) + Les armoiries l.3
•    Sous le vernis mondain : des Piémontais arrogants cf. la faute d’orthographe l.4-5. Aristocratie de province.
2) Le mépris de Rousseau à leur égard
•    Une sociétépleine de préjugés et hypocrite : l.17 « étonnement » cf. étymologie. Ne pouvaient penser qu’un simple laquais ait des connaissances. Puis, de façon hypocrite imite le comportement de M. de Gouvon et « toute la table s’empressa de faire chorus » l.17
•    Rousseau est convaincu que l’ordre du monde est injuste et que la meilleure part ne revient pas à ceux qui la méritent l.19 « vengent le mériteavili des outrages et de la fortune »
3) Deux êtres à part : M. de Gouvon, le bon protecteur et Mlle de Breil, la jeune fille de son cœur
•    M. de Gouvon devine que Jean Jacques connaît la réponse et lui donne une chance de briller en société l.7-8. + Les louanges espérées et obtenues l.16 « louange si pleine et si entière » noter adverbe d’intensité Bonté de l’homme qui l’emploie.
•    Mlle deBreil est plus ambiguë : à la fois elle appartient à cette bonne société qui méprise ceux de condition inférieure « personne si dédaigneuse daigna me jeter un second regard  » l.14 mais elle est en partie excusée par Rousseau du simple fait de sa beauté et de l’amour qu’elle a suscité en lui l.13. Enfin, elle semble capable d’évoluer puisqu’à son tour elle éprouve un intérêt pour le garçon etchange d’attitude à son égard l.20-21 « un ton de voix aussi timide qu’affable ».

II) Un héros ?
1) Les attributs d’un héros
•    Ressemble à certains égards au héros picaresque [cf. Traits généraux : naissance obscure  + instruction (latin) + + nbses aventures et voyages + nbx métiers pour survivre + moralité parfois douteuse + « bon fond ». Correspond assez bien à Rousseau tel qu’il  sedépeint. Cf. Yann Solo dans La guerre des étoiles]
•    Ici, on le voit obligé de travailler comme laquais pour vivre, tâche peu glorieuse. Cpdt a de l’instruction bien plus que nombre de « Grands » de ce monde l.9-11.
•    A aussi les traits d’un ingénu : modeste, soucieux de bien faire mais d’une timidité extrême « je souriais sans oser rien dire » l8. Portrait qui est fait pour susciter la sympathiedu lecteur.
2) La quête / l’épreuve et sa récompense
•    Une épreuve à la mode d’un roman de chevalerie : il faut résoudre une énigme et restaurer la vérité A la conquête de la vérité philologique l.9-11. 2nd degré.
•    Il s’ensuit comme dans un roman de chevalerie une récompense du suzerain à son héroïque vassal les louanges du maître de maison à son laquais. On reconnaît ses méritesl.15-19.
3) L’amour de la Dame
•    C’est elle qui réclame la récompense comme la dame de cœur qui protège son chevalier servant l.16 « elle semblait attendre avec une sorte d’impatience la louange qu’il me devait ».
•    Elle daigne lui parler et elle le fait avec douceur l.20-21 « un ton de voix aussi timide qu’affable ».
•    Elle rougit à la fin l.24-25, preuve que la maladresse de Rousseau n’estpas si catastrophique que lui se l’imagine à cet instant. Elle a conscience du trouble du jeune homme et conscience aussi que ce trouble la trouble. Cette fois ce n’est plus le roman de chevalerie, c’est le roman sentimental, celui dans lequel on évoque les tourments du cœur, où l’on détaille l’analyse des sentiments. [l’amour est d’autant plus suggéré qu’il est la réponse à l’énigme : « telfiert qui ne tue = tel frappe qui ne tue pas = l’amour]

III) Un texte qui se fonde sur l’autodérision
1) La parodie épique
La trame du haut fait de chevalerie est reprise et rendue dérisoire.
•    Une quête : la vérité sur la devise  de Solar l.3 (comme un Saint Graal)
•    Une dame de cœur (Mlle de Breil)
•    Un vieux roi (M. de Gouvon)
•    Une assemblée de courtisans vaniteux (les...
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