Commentaire - les usines verhaeren

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  • Publié le : 1 janvier 2011
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Commentaire sur « Les Usines » d’Emile Verhaeren :

« Les Usines » de Verhaeren est un poème extrait du recueil Les Villes Tentaculaires publié en 1895. Il est composé de 104 vers, et de 12 strophes (douzain) et est écrit en vers libres. Emile Verhaeren est un poète belge flamand né à Saint-Armand près d’Anvers en 1855 et est mort en 1916 écrasé par un train à Rouen. Son entreprise s’estessentiellement consacrée à la description des villes ainsi qu’à la critique du développement industriel de celles-ci, comme on peut le voir dans son recueil « Les Villes Tentaculaires ». Il s’illustre en majorité dans le symbolisme et par l’utilisation de vers libres. Le principal but de son œuvre était de contempler la beauté de l’effort humain. Il a vu une période charnière, entre la fin du XIXème s.et le début du XXème.
Nous étudierons uniquement les 32 premiers vers de « Les Usines ». Ce poème dénonce en effet l’industrialisation des villes. Ces villes qui furent autrefois claires, espacées, agréables ; sont devenues lieu de travail pénible, tant des adultes que des enfants. Ce texte nous montre que la vie à quitté les campagnes, et donc son travail au grand air pour une concentrationurbaine massive. Cet exode est donc dû à l’industrialisation et peut se traduire par l’arrêt du travail dans les champs vers le travail dans les « usines ».

Dans « Les Usines », Verhaeren opère sa description sur plusieurs aspects. On en compte trois distincts : en premier lieu une description métaphorique des usines, il les compare à des bêtes, des monstres. Le poète en fait ressortir toutel’agressivité et cela provoque une atmosphère oppressante, tant pour les ouvriers que pour le lecteur. Deuxièmement, il fait une description péjorative des faubourgs. Verhaeren en fait un lieu laissé à l’abandon, contraints à subir les éléments et ce grâce à des métaphores dont les comparants sont purement et simplement péjoratifs. L’auteur introduit cependant une once d’humanité dans un texte remplioù la deshumanisation règne. En effet, il parle des hommes uniquement pour dire qu’ils noient leurs peurs, leurs regrets, leurs faiblesses dans l’alcool, afin d’oublier la vie de misère qu’ils entretiennent. Le poème est organisé d’une telle façon qu’on voit chaque partie en détail avant de passer à une autre. On peut imaginer cela en un tableau, d’un côté les usines, crachant leur fumée noireet rejetant leur produits dans les eaux, le tout parsemé de rue et ruelles sombres et sinueuses, et de l’autre, un peu à l’écart, des hommes dans un bar, avachis sur leurs tabourets, à l’air triste. L’auteur nous fait parcourir le poème dans un ordre précis, d’abord, il nous montre les usines, sièges de l’industrialisation, puis, les quartiers, divisés en rues, dans lesquelles des gens errent ledos voûté. Et enfin, il nous montre le seul attribut venant au secours des hommes, le whisky, l’alcool, censé être le « sauveur » de ceux-ci.

Dans ce poème Verhaeren décrit les faubourgs de la ville, on retrouve à plusieurs reprises ce même terme répété ainsi qu’un synonyme : « banlieues ». En effet, la répétition du mot « misère », l’utilisation du champ lexical de la dégradation : «quartiersrouillés de pluie » (v. 18) et «Une flore pâle et pourrie » (v.22) ; Ainsi que la métaphore « Et les squares, où s’ouvre, en des caries de plâtras blanc et de scories » ; nous laissent penser que ces lieux sont rongés par la misère. Les usines situées dans les faubourgs, au bord « d’un canal droit » paraissant infini, sont univers morne et déplaisant. Elles installent un décor sinistre et monotone,notamment marqué par l’immensité, les champs lexicaux aident à produire cet effet. « Droit », « infini », « long »… et « ombre », « nuit ». Où que l’on aille on aperçoit les mêmes environs, des enchaînements de hautes constructions de pierre sombre, cachant les paysages encore vierges et laissant l’ombre dominer les longues rues sinueuses.
L’industrie semble être omniprésente dans cet...
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