Commentaire lettre iv les liasons dangereuses, laclos

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  • Publié le: 24 novembre 2009
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Commentaire Littéraire,
Les Liaisons Dangereuses de C. de Laclos,
Etude de la Lettre IV,
Le Vicomte de Valmont à la Marquise de Merteuil.
Introduction :
L’extrait proposé correspond à la lettre IV dans laquelle le Vicompte de Valmont, en réponse à une lettre de la Comptesse, expose son refus quand à la requête qu’elle l’implore d’accomplir. En effet, venant d’apprendre que sonancien amant, le Conte de Gercours, avait pour projet d’épouser la jeune et prude, Cécile de Volange, la Marquise projette en cette union une parfaite occasion de vengeance. C’est pourquoi, elle s’adressa à Valmont, le sollicitant de séduire la jeune fille afin de corrompre la réputation instaurée par son éducation au couvent et pour, de la même façon, souiller celle du Conte de Gercours.
Grace àcette étude, il conviendra d’analyser le but et les intentions d’un libertin qui transparaissent à travers la personnalité de Valmont. Pour ce faire, l’étude du portrait de séducteur que détient Valmont s’achèvera ensuite à sur la définition du libertinage.
Cette première lettre du Vicomte de Valmont expose le portrait d’un véritable séducteur qui met tout en œuvre pour achever ses projets.Le portrait d’un séducteur Ménager un être de pouvoir : la Marquise de Merteuil
Dans un premier temps, le refus de Valmont donne à voir les liens qui unissent les deux personnages. En effet, dés les premières lignes, semble flagorner la Marquise, de sorte à ne pas la heurter quand à inacceptation de son compromis.
Ce fait est illustré par la présence des oxymores «Vosordres sont charmants » (l.1) ou encore « vous feriez chérir le despotisme » (l.2), et, de la même façon, les nombreuses laudatives apostrophes : « Ma très belle Marquise » (l .13), « Dépositaire de tous les secrets de mon cœur » (l.26)
Ainsi, par un procédé habile, Valmont ménage la Marquise et effectue une progression croissante de son propos.
D’autre part, Valmont et la Marquisesemblent avoir été amants : « je regrette », « je ne me rappelle », autant de termes qui relatent la lamentation ou la présence inéluctable de souvenirs. Ce rappel d’un passé commun n’est pas insignifiant puisqu’il permet à la Marquise de Merteuil de renouer avec une histoire heureuse grâce à l’emploi du pronom personnel pluriel « nous » (l.10 ; l.12), et du possessif « notre » (l.10) etcontribue aux louanges de l’ancienne amante : Valmont énumère des principes que la Marquise estime (« vous me suivez d’un pas égal » l.14).
Cependant, bien qu’il évoque avec imploration le désir de « se réconcilier » avec la Marquise d’un point de vue charnel, son projet réside néanmoins dans l’intention de se dérober aux ordres de son « amie ». Pour ce faire, il prend garde de laplacer comme alliée libertine. Le séducteur entreprend donc une approche qui mêle de troubles flatteries à de suspects assauts. L’ironie est donc continuellement sollicitée. C’est pourquoi, on relèvera l’afflue d’adjectifs fallacieusement complaisant qui jalonnent la lettre tels que, « aimable », «douce » accompagnés de deux occurrences de « belle ».
La périphrase « Dépositairede tous les secrets de mon cœur » qui désigne la Marquise résume clairement les sarcasmes du personnage et sera inévitablement ravivé par la présence de la phrase « J’ai […] un sentiment de reconnaissance pour les femmes faciles, qui m’amène naturellement à vos pieds ». Aux bornes de la discourtoisie et de l’inconvenance, Valmont se plait à irriter sa rivale et à amorcer un processusd’intimidation.
Cette relation nous apparait comme surprenante, quelque peu perverse et l’on peut facilement supposer que cette missive sera à l’origine de la succession de l’histoire.
Il y a donc une lutte, un combat, un « grand projet », une « entreprise », un « but », un « prix » à « emporter ». Son discours ne correspond nullement à celui d’un entiché épris mais plutôt...
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