Commentaire lettre xxi liaisons dangereuse

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  • Publié le : 13 décembre 2009
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Commentaire Composé

Les liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos.

Les liaisons dangereuses, écrites par Choderlos de Laclos, en 1781est un roman épistolaire qui montre le duel pervers de deux libertins de la noblesse Française, le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil.
La marquise Merteuil insultée par un ancien amant, le comte de Gercourt, demande au Vicomte de séduire safuture femme, Cécile de Volange, pour se venger. Mais le Vicomte refuse, déjà occupé par la séduction de la dévote Présidente de Tourvel. Valmont, libertin rusé et fameux stratège a imaginé une supercherie, pour faire plier Tourvel, ayant appris qu’elle le faisait suivre par un de ses domestiques. Il décide donc d’aller « aider » une famille de paysans sur le point de se faire expulser. Il relateson aventure à la marquise de Merteuil, dans la lettre XXI
Mais derrière le masque de simple libertin pervers, Valmont ne serait il pas un personnage plus complexe ?
Afin de répondre à cette question il serait intéressant de se demander quelle est la fonction de cette lettre, puis de remarquer que la scène rapporté contient des éléments du théâtre pour enfin finir sur le portrait dual deValmont.

La lettre XXI s’adresse donc a la Marquise de Merteuil, et a, sans doute, pour but de l’impressionner.
En effet l’action du don est très courte comparée à la réaction du paysan et de sa famille. Valmont se congratule lui-même en utilisant des hyperboles telles que « Après cette action si simple, vous n'imaginez pas quel chœur de bénédictions retentit autour de moi de la part desassistants ! » , les occurrences de « quelle » accentuent cet effet d’auto satisfaction comme dans «  quelles larmes ! » . Donc cette lettre entre dans la séduction de madame de Merteuil, ancienne maîtresse supposé de Valmont. Dans cette correspondance le Vicomte tente de faire reconnaître a Merteuil sa virtuosité en tant que libertins, l’impressionner, et l’amuser, les répétitions de « je » et ladescription des paysans pathétique, la façon dont Valmont les considère, comme des « prostitués » puisqu’il leur « paye le plaisir qu’il venait de [lui] faire », servent à amuser la Marquise et à l’impressionner, il se félicite lui-même « je me félicite de mon invention ». Il va même jusqu’à blasphémer en se comparant à Dieu, à travers la bouche des victimes. Son ton est ironique, voire moqueurencore une fois pour dérider son destinataire, « ma généreuse compassion » « noblement » « on réduisait » « action si simple ».
Mais l’action de Valmont sers en premier lieu a s’attirer les bonne grâce de la Présidente de Tourvel. En effet, le faisant suivre par un domestique pour connaître ses agissements, le Vicomte élabore ainsi un stratagème pour impressionner sa « céleste dévote ». Pour luimontrer qu’il est tout le contraire de l’homme que Madame de Volange lui a décrit. Pour avoir « des titres auprès d‘elle », il imagine un stratagème. En effet il garde bien en tête son projet initial « dans cette foule était surtout le fidèle espion » « Mon but était rempli ».

Ce stratagème de séduction entre dans un jeu de la part de Valmont l’acteur. Et a son image, la scène devientthéâtrale, sous la plume du libertin.

En effet l’usage du présent « je m’avance : j’interroge; on me raconte le fait. Je fais venir le Collecteur ; et, cédant à ma généreuse compassion, je paie noblement cinquante-six livres », appuie sur l’idée d’immédiateté de l’action et placent le lecteur et la marquise de Merteuil comme spectateur omniscient de la scène qui est décrite sous leur yeux., de plus laphrase en énumération rend l’action plus présente encore. Mais très vite après son action, Valmont devient spectateur, marqué par l’apparition du champs lexical de la vision et de l’ouïe « retentir, embellissaient, figure, examinais », on remarque aussi l’apparition de l’imparfait descriptif « réduisait, coulaient, examinais... ». L’aspect pathétique de la scène, s’ajoute a la dimension...
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