Commentaire marivaux - ile des esclaves scène 3

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  • Publié le : 1 décembre 2012
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Commentaire composé

Note : Les lignes sont celles de l’édition « classiques bordas »

Le XIIIe siècle, siècle des lumières est la période précédant la révolution. Pendant cette période, les esprits changent et la vision du monde devient différente. C’est la période où est écrit le livre l’Encyclopédie qui est un recueil contenant les définitions des mots et des idées philosophiques. Dessujets comme la relation entre maitre et valet sont abordés et remis en cause par les lumières. Marivaux s’inscrit dans cette période et écrit des pièces de théâtre comiques soit à caractère social ou traitant des relations amoureuses. Le texte à étudier est une partie de la scène trois de l’ile des esclaves, une pièce en un acte de Marivaux où, deux couples maitres/esclaves s’échouent sur une ile etles lois régissant l’ile veulent l’inversion des rôles entre le maitre et l’esclave. Dans cette scène, Trivelin, le chef de l’ile demande à la servante Cléanthis de décrire la vie quotidienne de sa maitresse Euphrosine.
Nous allons donc voir comment l’auteur à travers la mise en abime propose une critique de la relation entre les maitres et les valets.
Dans un premier temps, nous évoquerons leportrait d’Euphrosine qui est une satire de la noblesse ce qui nous conduira à la mise en abime faite par Marivaux afin de renforcer le caractère comique de la pièce.

Tout d'abord, nous verrons que Marivaux met en place une satire et une critique de la noblesse à travers le personnage d’Euphrosine, une ancienne maitresse devenue esclave.
Marivaux créé un effet comique entre le personnage etson nom. En effet, l’auteur le montre par son nom provenant du grec et plus particulièrement le préfixe « Eu » qui signifie « gaieté » pour mettre en opposition le personnage qui est une maitresse dure avec son esclave. De plus, son nom est celui de l’une des 3 Grâces qui ont voulu rivaliser avec la déesse de la beauté. Cela traduit donc la vanité du personnage ainsi que sa coquetterie. Il existe undécalage entre la personnalité et le nom créant un effet comique.
Ensuite, Marivaux fait la satire de la noblesse à travers la description de Cléanthis, l’ancienne esclave d’Euphrosine. Tout d'abord, on remarque une hyperbole créant un effet comique au début de la tirade de Cléanthis disant que sa maitresse a tellement de défauts qu’elle ne sait que dire « mais par où commencer ? Je n’en saisrien, je m’y perds. Il y a tant de choses, j’en ai tant vu, tant remarqué de toutes les espèces que cela me brouille » (lignes 96-98). Nous remarquons aussi les longues énumérations de Cléanthis décrivant les manières de sa maitresse : « silence, discours, regard, tristesse et joie » (lignes 100-101). Cléanthis met aussi en avant le fait que les maitres sont supérieurs et que tout leur est dû« qu’on m’habille ! ». Enfin, Cléanthis montre sa maitresse comme minaudière « Madame, au contraire a-t-elle mal reposé ? Ah ! qu’on m’apporte un miroir ; comme me voila faite ! que je suis mal bâtie » (lignes 117-119). Cléanthis peint ainsi dans cette scène un portrait critique de la noblesse.
Enfin, L’auteur présente Euphrosine comme quelqu’un d’orgueilleux. Des le début de l’extrait Euphrosine tente dese retirer afin de ne pas supporter le portrait que va faire Cléanthis « Je vous prie, Monsieur, que je me retire, et que je n’entende point ce qu’elle va dire. » (Lignes 77-78). On décèle ici un comique de caractère en observant les manières d’Euphrosine. Nous pouvons supposer qu’elle vit ce portrait comme une torture pour son orgueil et son estime, car elle essaie de mettre fin à la scène aprèsune courte introduction de Cléanthis « N’en voilà-t-il pas assez, Monsieur ? » (Ligne 89). De plus, on remarque qu’une fois la description commencée, elle est profondément blessée « Je n’y saurais tenir » (Ligne 106). On remarque que cette scène a pour but de blesser l’orgueil d’Euphrosine et de la faire souffrir afin de tenter de la guérir de sa vanité.
Dans cet extrait, l’auteur remet en...