Commentaire: mercator, i, 1, plaute.

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Plaute : Mercator, I, v. 111-129

Introduction

Plaute est né en Ombrie vers 254 av. J.-C.. Sa vie nous est mal connue. C’est après avoir été acteur, directeur de troupe, entrepreneur de spectacles qu’il est enfin devenu célèbre avec les pièces qu’il a composées dans la fin de sa vie.
Cet extrait est tiré du Mercator, pièce dont le titre, comme souvent chez Plaute, n’a qu’unrapport lointain avec l’intrigue. Il rappelle seulement que Démiphon, père de Charinus, pour soustraire son fils des griffes d’une courtisane et de son léno, l’a envoyé faire du commerce par-delà les mers. Mais durant son périple, Charinus s’est épris d’une autre courtisane, qu’il a décidé de ramener chez lui à Athènes. La jeune femme est restée à bord du bateau, sous la garde d’Acanthion, fidèleesclave du jeune homme, pour la cacher à Démiphon.
Dans la scène 1 de l’acte I, qui précède l’extrait, Charinus a exposé lui-même ses aventures et son embarras. Mais voici Acanthion qui accourt.

Ac. Ex summis opibus uiribusque usque experire, nitere
Erus ut minor opera tua seruetur : agedum, Acanthio,
Abige aps te lassitudinem, caue pigritiae praeuorteris.
Simul enicatsuspiritus (uix suffero hercle anhelitum),
115 Simul autem plenis semitis, qui aduorsum eunt : aspellito, 5
Detrude, deturba in uiam. Haec disciplina hic pessumast :
Currenti, properanti hau quisquam dignum habet decedere.
Ita tres simitu res agendae sunt, quando unam occeperis :
Et currendum et pugnandum et autem iurigandum est in via.
120 Ch. Quid illuc est quodille tam expedite exquirit cursuram sibi ? 10
Curaest negoti quid sit aut quid nuntiet. Ac. Nugas ago.
Quam restito, tam maxume res in periclo uortitur.
Ch. Mali nescioquid nuntiat. Ac. Genua hunc cursorem deserunt ;
Perii, seditionem facit lien, occupat praecordia,
125 Perii, animam nequeo uortere, nimi’nihili tibicen siem. 15
Ch. At tuedepol sume laciniam atque apsterge sudorem tibi.
Ac. Numquam edepol omnes balinae mihi hanc lassitudinem eximent.
Domin an foris dicam esse erum Charinum ? Ch. Ego animi pendeo.
Quid illuc sit negoti lubet scire me, ex hoc metu ut sim certus.

Traduction

Ac- Tente de tout ton pouvoir et de toutes tes forces sans interruption, fais ce qu’il faut pour que ton jeune maître soit sauvégrâce à toi. Allez, Acanthion, chasse de toi la fatigue, garde-toi de te tourner vers la paresse. C’est d’une part le souffle court qui me tue (je peux à peine supporter la respiration pénible par Hercule !) et d’autre part dans ces ruelles bondées ceux qui se butent contre moi : chasse, repousse, balance sur la route ! Cette façon de vivre des gens d’ici est extrêmement pénible ! Celui qui court,se presse, personne ne daigne lui céder le passage. Ainsi, il faut faire trois choses en même temps, quand on ne s’est occupé que d’une : courir, se battre et aussi se disputer en chemin.
Ch- Qu’est-ce qui se passe là-bas pour qu’il recherche à mener si librement sa course ? Je m’inquiète de savoir de quelle affaire il s’agit et quelle nouvelle il apporte.
Ac- Je perds mon temps. Plus je faishalte, plus l’affaire devient périlleuse.
Ch- C’est un je ne sais quoi de fâcheux qu’il apporte.
Ac- Mes genoux abandonnent le coureur que je suis, je suis mort, ma rate se révolte, me remonte dans l’estomac. Je suis mort, je n’arrive pas à retrouver mon souffle ; je ferais un très mauvais flûtiste !
Ch- Par Pollux, prends un pan de ta tunique et essuie ta sueur.
Ac- Par Pollux, jamais tous lesbains du monde ne m’enlèveront cette fatigue. C’est chez lui ou en ville que je dois dire que mon maître Charinus se trouve ?
Ch- Moi, je suis anxieux. Je dois savoir de quoi il retourne là-bas, afin que je sois fixé à propos de cette crainte.

Plan du texte
▪ v.1-9 : Arrivée tonitruante d’Acanthion.
▪ v.10-19 : Chacun des personnages exprime son inquiétude, Acanthion, parce qu’il...
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