Commentaire philo

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 13 (3210 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 10 novembre 2009
Lire le document complet
Aperçu du document
Commentaire de philosophie

Dans le texte « le droit du plus fort » tiré du contrat social, un ouvrage de philosophie politique, Rousseau analyse et s’interroge sur le thème de l’autorité politique. Les grands thèmes du texte sont bien évidemment le droit et la force qui se décomposent en différents sous thèmes. Effectivement, on rencontre le thème de l’obligation ainsi que celui de la volontéqui s’y oppose. Ensuite, on trouve le thème du devoir, de conscience et d’obligation et pour finir, le thème de la prudence. Ce texte est véritablement ancré dans le siècle des lumières. En effet, Rousseau à travers son argumentation dénonce implicitement les fondements de la monarchie absolue, grand combat des lumières qui pensent que celui qui domine doit avoir la légitimité du peuple. À traversces thèmes et cette réflexion, Rousseau se demande si l’expression droit du plus fort a un sens. Rousseau exprime sa thèse à la fin du texte en concluant : « Convenons donc que force ne fait pas droit, et qu’on n’est obligé d’obéir qu’aux puissances légitimes. ». Il sous-entend ainsi que le concept de « droit du plus fort » n’a aucun sens, la force étant une puissance physique à l’inverse dudroit qui est une puissance morale. Les termes de force et droit s’opposent donc dans le sens et ne peuvent coexister. C’est ce que va essayer de montrer Rousseau tout au long de son texte en démontant le principe du « droit du plus fort ». Le texte se décompose ainsi en quatre parties : la première partie fait office d’introduction, Rousseau y présente ses grands thèmes et pose les définitions clésqu’il va reprendre tout au long de son argumentation. Effectivement, on retrouve l’ensemble des champs lexicaux dans cette première partie. Ensuite, dans la seconde partie, Rousseau et le troisième paragraphe sont quant à eux la suite du développement de Rousseau par le biais d’exemples et d’arguments étayant sa thèse. Enfin le quatrième et dernier paragraphe fait office de conclusion.

Lepremier moment du texte va de : « Le plus fort » à « en principe». Cette première partie du texte peut être considérée comme une introduction car on trouve d’emblée une concentration de différents thèmes que l’on va retrouver tout au long du texte. En effet tous les champs lexicaux sont présents dans cette première partie : La force, le droit, la nécessité, la volonté, le devoir ou encore laprudence. De plus, l’auteur pose d’emblée les notions clés de droit et de force.
Dès la première phrase, « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir » Rousseau démontre que la force est instable et que son possesseur, le maître, peut changer à n’importe quel moment. Pour montrer cette instabilité, Rousseau utilisele verbe transformer, qui fait référence à un changement, d’état ou de nature. Ici, c’est la nature de l’autorité qui peut changer à tout moment, le maître qui détient son pouvoir par la force ne peut pas toujours être le plus fort. Quel est alors l’intérêt du plus fort à basculer sa force en droit ? Le plus fort ne détient son droit que par la force. Le droit, c’est une puissance morale quis’inscrit dans la durée car c’est un ensemble de règles écrites ; il fait référence aux lois et donc à la légitimité. La force est éphémère et ne dure qu’un temps. En effet, il y a toujours quelqu’un de supérieur pour prendre le pouvoir car la force est une puissance physique alors qu’instaurer un droit permet au tyran de rester maître en imposant une domination morale. Le droit s’impose donc par lavolonté commune et est prédisposé à faire durer l’autorité du maître alors que la force oblige par la volonté personnelle d’un individu et est éphémère à cause de son instabilité.
Ensuite, dès la deuxième phrase, Rousseau analyse le terme de droit du plus fort et dit, « De là le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe : Mais ne nous...
tracking img