Commentaire philosophique " les trois humiliations de freud"

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1423 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 17 janvier 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Commentaire de Texte :
Les trois humiliations de Sigmund FREUD

Ce texte «Les trois humiliations » est un essai dont l’auteur est Sigmund FREUD
(1848-1925), grand médecin et inventeur de la psychanalyse. Il est extrait de l’Introduction à la psychanalyse, 3ème partie, chapitre 13, écrite en 1916. Le thème de ce texte est l’ethnocentrisme de l’Homme, selon Freud la science rejetterait lasupériorité que l’Homme s’est attribué face aux autres espèces. Mais « Les Trois humiliations » pose aussi le problème de l’inconscient que la psychanalyse définirait comme une contradiction avec la conscience et le fait de croire que nous pouvons tout maîtriser. Ce texte est donc « un appel à la modestie et au recueillement ». Freud défend sa thèse avec trois arguments et d’ailleurs sur un ton trèspiquant, presque agressif envers l’humanité. Premièrement, nous allons étudiée la première humiliation infligée par Copernic, de « Dans le cours des siècles » à « semblable ».Deuxièmement, la découverte de Darwin qui constitue la deuxième humiliation, de « Le second démenti » à « contemporains ». Troisièmement, dans la logique des choses, la troisième humiliation infligée par Freud lui-même et sanouvelle science: la psychanalyse, de « Un troisième démenti » à « dans sa vie psychique ». Et enfin quatrièmement, l’explication que fait Freud sur le rejet de sa science, de « Les psychanalystes » à la fin.

Dans la première phrase, Freud entre directement dans le sujet en utilisant l’expression « égoïsme naïf de l’humanité ». On peut remarquer par ailleurs que le terme est assez péjoratif.Ici « égoïsme » signifie plutôt tout rapporter à soi et « naïf » s’oppose à « science », plus haut dans la phrase, car la science, elle, affirme en ayant des preuves concrètes tandis que l’Homme affirme en ignorant. Le mot « démentis » renforce le fait que la science contredit la pensée de l’Homme.
Dans ce première paragraphe, Freud nous dit que la découverte de Copernic, c’est -à- dire que toutesles planètes tournent autour du soleil, décentralise la Terre « loin d’être le centre de l’univers » et cela donne tout à coup beaucoup moins l’importance à l’humanité. La Terre, et donc les Hommes, n’est qu’un point à peine perceptible dans l’immensité du « système cosmique ». L’expression «  dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur » introduit l’idée que notre conscience estlimitée puisque nous ne pouvons nous représenter la grandeur de l’univers. Nous sommes donc dans l’ignorance et de ce fait nous ne pouvons rien avancer. L’Homme peut bien devenir le maître de la Terre, cela ne changerait rien au fait qu’il soit le maître «  d’une parcelle insignifiante du système cosmique ». L’allusion à « la science alexandrine » dont l’hypothèse de la rotation de la Terre fut vitedélaissée au profit du géocentrisme de Ptolémée, peut démontrer que l’Homme dans son ego a préféré croire à une Terre au centre de tout.

Le second paragraphe continue sur la deuxième humiliation de l’humanité. Elle aurait contredit ou plutôt avec un terme plus radical « réduite à rien » le fait que l’Homme soit un être supérieur et privilégié par rapport à l’espèce animale, comme le mentionneFreud « à une place privilégiée dans l‘ordre de la création » . En effet, la découverte de Darwin crée un concept sur l’évolution de l’espèce humaine, selon lequel l’Homme descendrait en fait de l’animal. Cette théorie sera défendue par Wallace. Encore une fois, Freud en utilisant le mot « prétentions » est très piquant dans son argumentation. On peut noter que de nos jours, d’autres hypothèses ontété émises sur l’évolution de l’Homme, il ne descendrait plus du singe. Ainsi « l’indestructibilité de sa nature amirale » serait contestée. Comme dans le premier paragraphe, la dernière phrase « travaux qui ont provoqué la résistance la plus acharnée des contemporains » laisse supposer que l’Homme aurait voulu écarter cette thèse par pur ego.

Dans le troisième paragraphe, le dernier...
tracking img