Commentaire rousseau

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  • Publié le : 27 février 2010
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Le siècle des lumières est une période qui se tint au XVIIIème siècle durant laquelle des savants, philosophes ont osé se manifester (cette époque étant au départ dominé par la censure).
Jean-Jacques Rousseau est l'un des plus illustres philosophes du siècle des Lumières, bien que son œuvre philosophique et son tempérament l'aient souvent opposé au rationalisme des Lumières ainsi qu'àquelques-uns de ses éminents représentants. Ses travaux ont influencé grandement l'esprit révolutionnaire français. Il est particulièrement célèbre pour ses travaux sur l'homme, la société ainsi que sur l'éducation.
Ici c’est un extrait des confessions du livre III qu’il a publié en 1782 que nous avons à analyser. Dans se passage, Rousseau est a Turin est devient valet au service du comte de Gouvon.Celui-ci est secrètement amoureux de Mlle de Breil la petite fille du comte. Mais la distance sociale l’empêche de faire connaître ses sentiments. Lors d’un grand dîner, une occasion de faire valoir sa culture générale se présente à lui.
Comment ce grand dîner tourne-t-il a la faveur de Rousseau et comment la revanche social est- elle manifestée dans ce texte ?
Nous répondrons à cette problématiquepar le biais de trois grands axes : tout d’abords nous verrons que ce dîner est un moment avantageux pour mettre en valeur les vertus du valet, ensuite la revanche sociale, et enfin que ce dîner est un instant délicieux et flatteur aux égards de Rousseau.

A première vue, nous pouvons voir que le repas qui est donné à Turin est un moment qui va mettre en avant les talents du cher Rousseau. Eneffet le texte suit un fil conducteur, une progression : Tout d’abords le premier paragraphe nous expose les conditions qui permettrons au valet Rousseau de briller en société. En premier lieu le contexte nous est présenter « On donnait ce jour là un grand dîner » à Turin. Ainsi que l’élément perturbateur : « on vint à parler de la devise de la maison de Solar, qui était sur la tapisserie avec lesarmoiries : Tel fiert qui ne tue pas » ; « quelqu’un trouva dans cette devise une faute d’orthographe, et dit qu’au mot fiert il ne fallait point de T ». Dans ce premier paragraphe nous pouvons aussi remarquer l’omniprésence du hasard : « Par hasard on vint à parler… ». C’est le hasard qui fera que Rousseau pourra se mettre en valeur.
Ensuite, dans le second paragraphe, le comte Gouvon voyant sonvalet sourire lui « ordonne » de parler ; le jeune Rousseau explique donc se qu’il pense en employant le discours indirect : « alors je dis que je ne croyais pas que ». Le lecteur suit alors le raisonnement de celui-ci devant les convives : « Alors je dis que je ne croyais pas que le t fût de trop, que fiert était un vieux mot français qui ne venait pas du nom ferus, fier, menaçant, mais du verbeferit, il frappe, il blesse ; qu'ainsi la devise ne me paraissait pas dire : Tel menace, mais tel frappe qui ne tue pas. »
Et enfin le troisième paragraphe s’attarde sur le triomphe de Rousseau et l’admiration que les convives de la haute société lui porte tout à coup : « on ne vit de la vie de pareil étonnement » ; « ce qui me flatta davantage fut de voir clairement sur le visage de Mlle Breilun air de satisfaction » ; « attendre avec une sorte d’impatience la louange qu’il me devait, et qu’il me donna en effet si pleine et entière et d’un air si content, que toute la table s’empressa de faire chorus »…etc.
L’on peut aussi voir que tous les regards se concentrent vers le Valet, le narrateur est en effet au centre des regards, tout un champs lexical se fait autour de la vue : « pourla première fois je vis » ; «  mais ayant jeté les yeux sur moi » ; « il vit » ; « tout le monde me regardait et se regardait » ; « on ne vit » ; « fut de voir clairement » ; « me jeta un second regard » ; « tournant les yeux » ; « levant derechef les yeux sur moi » ; « rougit jusqu’au blanc des yeux ». Le jeux des regards se fait d’abords par l’attention du comte, c’est par son regard qu’il...
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