Commentaire : schiller , les brigands , acte 5 scène 2

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1743 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 3 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Littérature comparée
*Schiller , Les brigands* , acte 5 scène 2 ,_( quand amalia rentre en scène )_
Les Brigands ,pièce de Friedrich Schiller , datant de 1782 , s’inscrit dans le Strum und Drang , mouvement littéraire allemand qui laisse la part belle , comme l’indique son titre à la tempête et à la passion . Cette pièce de Schiller en est la digne représentante elle nous relate l’histoirede ce fils , bannit par son père devenu brigand qui est amoureux d’Amalia et dont l’amour est impossible au vue de sa situation d’exilé, s’ajoute à cela son frère vil manipulateur qui est lui même amoureux d’Amalia . On étudiera ici la dernière scène du dernier acte : l’action se passe dans la forêt de bohème où le vieux Moore est retenu prisonnier , il dialogue avec le chef des brigands, quin’est autre que son propre fils , Karl , ce qu’il ignore alors . Quand entre Amalia ...Comment Shiller choisit il de terminer sa pièce de théâtre ? On verra dans une première partie que cette scène de clôture est plutôt surprenante puis que Schiller nous donne ici une scène d’une grande intensité, et enfin que le brigand Karl n’est pas aussi libre que sa condition le laisse croire.
Toute l’intriguede la pièce repose en l’espoir du spectateur à voir les deux amants se retrouver, qu’ils puissent vivre ensemble sans se cacher et que Karl abandonne enfin sa condition de brigand pour revenir voir son père . Cependant les attentes du spectateur vont se voir déçus. Schiller préfère ici donner une fin typique du Strum und Drang dans la peine et la mort. En effet alors qu’enfin le chef des brigandslui annonce que c’est bien lui Karl « ton Karl est leur capitaine », le père meurt instantanément : « Le vieux Moore rend l’âme » qui révèle ainsi toute l’ironie de la situation ! Avec cette mort tout rétablissement de l’ordre familial est ainsi abandonné, le spectateur sait dès lors qu’il n’est plus possible que Karl quitte sa condition de brigand .
Une des surprises de ce passage réside aussidans le tournant que prend le personnage de Karl qui renonce donc , à son rôle de capitaine « De cette heure je cesse d’être votre capitaine » après avoir tenter de fuir plusieurs fois . Plutôt que de se donner la mort, il choisit de faire face à ses responsabilités et de se livrer à la justice « Je vais de moi même me livrer à la justice » . Il se soumet à ces règles , celles là même qu’ilvoulait justement contourner en quittant son milieu familial . Même si il s’agit d’un acte « courageux » dans le sens ou il ne choisit pas la facilité de la mort , Schiller dans cet ultime tableau corrige un peu l’image positive de son personnage : Il ne faut pas oublier que c’est avant tout un brigand. Schiller semble souligner ici la double personnalité de son héros à la fois destructeur et à la foisdans le repli . Et même si le personnage ne choisit pas d’attenter à ses jours mais d’aider un « pauvre diable » en se livrant lui même , il semble en retirer une certaine satisfaction personnelle , « On pourrait m’admirer pour cela » , ce qu’un des brigands ne manque pas de remarquer « Il a la folie des grandeur. Il donne sa vie pour une vaine admiration » .

Ce dénouement nous enlèveégalement tout espoir d’un amour triomphant , Karl se rend compte qu’il ne peut pas abandonner ses compagnons pour une femme , il a fait le serment de ne jamais les quitter . La réunion des deux amants étant impossible Amalia se résout à vouloir mourir , et doute même de l’amour de son Karl , elle sait que même la mort ne pourrait les réunir « Ce n’est plus de l’amour, je sais bien que, là haut, nosétoiles sont hostiles et se fuient » . Karl tue alors son aimée avec un sang froid surprenant.
La postface de Sylvain Fort nous apprend qu’un témoin racontant la première représentation des brigands auraient écrit : « Le théâtre ressemblait à une maison de fous, dans la salle on roulait des yeux, on serrait les poings, on criait à s’enrouler. Des gens qui ne se connaissaient pas tombaient dans...
tracking img