Commentaire sur gargantua

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  • Publié le : 30 novembre 2011
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Commentaire sur Gargantua - Rabelais

François Rabelais, également connu sous le pseudonyme Alcofribas Nasier ou bien encore sous celui de Seraphin Calobarsy, est un prêtre catholique évangélique, médecin et écrivain humaniste de la Renaissance. Né à la Devinière, près de Chinon, à une date indéterminée entre 1483 et 1484, il décède à Paris le 9 avril 1553. Son œuvre littéraire tient du conteavec ses personnages géants, mais aussi de la parodie du roman de chevalerie. Rabelais lutte en faveur de la tolérance, de la paix, et du retour aux valeurs antiques. Il s’en prend aux abus des princes et des hommes d’Eglise, comme on peut le voir dans l’extrait de Gargantua que nous allons étudier. Les critiques de Rabelais à l’encontre des théologiens de la Sorbonne et ses expressions crues,parfois obscènes, lui valent la censure de ses œuvres en 1544. Deux de ses principales œuvres sont Pantagruel et Gargantua.
Gargantua est le deuxième roman de Rabelais. Il conte les années d’apprentissage et les exploits guerriers du géant Gargantua. Ce roman est d’une grande richesse lexicale, et d’une écriture souvent crue. Paru en 1534, Gargantua compte LVIII chapitres à partir de 1542. Le romans’inspire de la tradition populaire des grandes Chroniques, relatant les aventures de géants.
Le thème de cet extrait de Gargantua, issu du chapitre 38, est « pourquoi les moines sont rejetés du monde ». Le roman est un récit d’aventures, de registre polémique et satirique. L’intérêt principal de ce texte est la réflexion sur l’ordre monastique, qui fera la première partie de l’étude del’extrait. Dans la deuxième partie, nous aborderons la stratégie argumentative ici utilisée. La dimension polémique et satirique très employée par Rabelais, fera l’objet d’une troisième partie, et enfin, l’ultime partie traitera de la fiction au service d’une conception humaniste de la religion.

Le dialogue, tout au long de cet extrait, nous fait part d’une réflexion sur l’ordre monastique. Dans unpremier temps, nous allons parler de ce débat d’honnêtes chrétiens, et dans un second temps, nous allons traiter de la critique contre les moines et l’Eglise.
La présence de Frère Jean des Entommeures, un moine différent des autres, crée un débat entre les cinq personnages présents dans l’extrait. On peut remarquer qu’il s’agit d’un débat par la présence d’un dialogue, qui se traduit par les signesde ponctuation suivants ; les guillemets « », les tirets – pour les changements de personnages, ainsi que par une phrase interrogative (l.3) et exclamative (l.1). La parole des personnages est marquée par : « dit Eudémon » (l.1), « dit Virgile » (l.5), « Gargantua répondit » (l.7), « dit Grandgousier » (l.22), et « dit le moine » (l.25).
Tout au long de l’extrait, on retrouve le champ lexicalreligieux « Foi de chrétien » (l.1), « péchés » (l.10), « couvents et abbayes » (l.11), « prient Dieu » (l.22), « une messe, une matine, une vêpre » (l.25) et « vrais chrétiens » (l.29).
Enfin, les personnages valorisent Frère Jean qui fait de bonnes œuvres, contrairement aux autres moines. Ainsi ils montrent qu’ils tiennent aux valeurs des bons chrétiens.
Les moines sont ici animalisés ; ilssont d’abord comparés à des frelons « Comment se fait-il qu’on rejette les moines de toutes les bonnes compagnies, en les traitant de troubles fêtes, comme les abeilles chassent les frelons de leur ruche ? » (l.2-3) et « La troupe paresseuse des frelons […] » (l.4), on les traite donc de paresseux et d’inutiles, comme le traduisent l’anaphore en « ne » et la comparaison aux autres hommes : « un moinene laboure pas comme le paysan, ne défend pas le pays comme l’homme de guerre […] C’est pourquoi ils sont raillés et détestés par tous. » (l.17 à 21). Les moines sont ensuite comparés au singe : « si vous comprenez pourquoi un singe dans une maison est toujours raillé et harcelé, vous comprendrez pourquoi les moines sont fuis par tous » (l.12-13), qui lui-même est comparé à tous les animaux...
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