Commentaire sur la cliente, assouline

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  • Publié le : 25 avril 2011
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L’histoire du XXème siècle a été marquée par deux guerres qui ont fait d’énormes ravages. La fin du XXème siècle est donc considérée comme une période calme. Néanmoins, l’art a été affecté par ses évènements et beaucoup d’artistes s’en servent pour leurs œuvres. Pierre Assouline est un exemple d’écrivain qui aborde le sujet de la guerre. Cet écrivain s’illustre dans plusieurs domaines. Ilchronique plusieurs émissions de radio, écrit de nombreux articles pour des journaux tels que Le Monde ou Le Nouvel Observateur, tient le blog littéraire le plu lu en France et rédige quelques biographies comme celles de George Simenon, d’Hergé ou d’Albert Londres. Il a aussi publié des romans. La Cliente est l’un de ses romans qui a été publié en 1998. Il relate l’histoire d’un biographe qui fait desrecherches sur la vie d’un écrivain. Le texte que nous allons étudier montre le passage dans lequel l’historien découvre des lettres écrites sous l’Occupation, qui sont normalement inconsultables. Comment les historiens peuvent-ils rester objectifs face à l’horreur des évènements sur lesquels ils travaillent ? Nous nous attacherons dans une première partie à montrer que l’historien est dépassé,puis dans une seconde sur le fait qu’il commence à perdre sa personnalité.
L’historien ; qui doit normalement étudier le passé avec objectivité et raison, semble absorbé et dépassé par sa tâche.
D’abord, le biographe a une attitude mécanique. Ainsi, l’auteur utilise une succession de groupes nominaux : « L’administration de la guerre, la comptabilité de la haine, la bureaucratie du mal ». Cerythme ternaire, constitué d’un terme concret : «L’administration de la guerre » et de termes abstraits : « la comptabilité de la haine, la bureaucratie du mal » montre que l’historien est comme une machine, il aligne des termes à la suite qui sont différents. C’est une attitude inhumaine. De plus, l’historien emploie les phrases « Des journées entières dans les liasses. » « Personne ». Cesphrases nominales constituées d’un seul groupe nominal montrent que le narrateur n’arrive pas à construire une syntaxe de phrase normale avec un sujet un verbe et au moins un complément. Il emploie ces phrases nominales courtes qui coupent le rythme fluide du texte dès la deuxième phrase du premier paragraphe et la fin du troisième paragraphe de l’extrait qui nous est proposé. L’utilisation du rythmeternaire et des phrases nominales soulignent que le narrateur a une attitude mécanique, qu’il subit les événements.
Enfin, l’historien se transforme face à la situation tel un caméléon. Ainsi, il utilise le champ lexical de la couleur : « noires », « déteindre », « sombre » et « couleur ». Cette succession d’adjectifs et de noms communs en rapport avec la couleur noire dans seulement unparagraphe montre que le biographe s’adapte face à la situation, et comme ce n’est pas son attitude habituelle, il se transforme même. Le sujet sur lequel il travaille, les années « noires » de l’occupation en France, le contamine. De plus, il se sert des formulations : « mon Occupation » et « Les années noires menaçaient de déteindre sur moi ». Ces jeux de mots sont tous les deux en rapport avec laguerre. Dans le premier, le narrateur montre qu’il prend l’Occupation pour lui « Mon Occupation » avec une majuscule qui montre qu’il pense à l’Occupation allemande sur laquelle il travaille mais le mot prend aussi le sens d’obsession, d’occupation de son esprit. Il se mélange donc entre les époques. Dans le second sens, il pense aux « années noires » c’est-à-dire aux années de guerres. Bien qu’ellessoient finies, d’après l’historien, elles pourraient encore être d’actualité sur sa personnalité. Ces qui est impensable. L’utilisation du champ lexical et des jeux de mots prouvent que l’historien se transforme bel et bien face à la situation.
Nous nous sommes attachés à montrer que l’historien est dépassé, maintenant nous allons regarder comment il a perdu sa personnalité.
L’historien...
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