Commentaire sur le monologue final de bérenger dans rhinocéros

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  • Publié le: 25 avril 2010
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Commentaire du monologue final de Bérenger


Le monologue que nous allons étudier est tiré du livre d'Eugène Ionesco : Rhinocéros. Eugène Ionesco est né 1909 en Roumanie, il est mort en 1994, c'est un écrivain, il rédigea plusieurs pièces de théâtre, comme : La cantatrice chauve ou La leçon, il écrit aussi des essais, des récits et des journaux. Dans le monde du théâtre il est considérécomme un représentant de l'absurde. Rhinocéros, elle est une pièce écrite en 1959 c'est une pièce emblématique du théâtre de l'absurde tout comme : La cantatrice chauve, selon Ionesco c'est une pièce antinazie et plus largement qui s'oppose à toute forme « d'hystérie collective ». Dans cette pièce les habitants d'une petite ville sont atteints tour à tour par une maladie imaginaire appelée la« rhinocérite », la dernier métamorphose vient d'avoir lieue, celle de Daisy, la jeune femme dont Bérenger était amoureux, il se retrouve donc seul face à une horde de rhinocéros. Dans le premier paragraphe je vais tenter d'expliquer la difficulté que rencontre Bérenger, qui est de ce retrouver seul face à tout les autres, dans le deuxième paragraphe je vais tenter d'expliquer comment et pourquoi tente de setransformer en rhinocéros et enfin dans ce troisième paragraphe je vais tenter d'expliquer la révolte de Bérenger face aux rhinocéros.


Bérenger finit par être le seul homme qui reste, qui ne se transforme pas et le seul qui parle au lieu de barrir. Le monologue souligne donc l'extrême solitude de Bérenger qui est angoissé lorsqu'il réalise qu'il est seul et que de plus son couple est unnaufrage, cet échec est souligné par l'apostrophe : « Daisy ! Daisy ! » lignes 3-4, il multiplie les appels : « où est tu, Daisy ? Tu ne vas pas me faire ça ! Daisy ! Remonte ! Reviens, ma petite Daisy ! Tu n'as même pas déjeuné ! » lignes 4-8, ce qui prouve qu'il se sent de plus en plus désespéré. Dans ces propos on peut voir un conflit intérieur, il ne sait pas si il doit favoriserl'incompréhension : « Mais elle n'aurait pas dû me quitter sans s'expliquer. Elle ne m'a pas laissé un mot. » lignes 11-13 et la culpabilité de ne pas avoir su la convaincre : « On ne s'entendait plus. Un ménage désuni. Ce n'était plus vivable. » lignes 10-11. D'autre part Bérenger n'adhère pas à l'hystérie collective : « Je ne vous suivrai pas, je ne vous comprend pas ! » ligne 18 et souhaiterait donc qu'ellesoit réversible : « Il n'y a pas d'autre solution que de les convaincre, les convaincre de quoi ? Et les mutations sont-elles réversibles ? » lignes 31-33, puis il prend progressivement conscience qu'il n'y a plus que lui, qu'il est seul et que toutes les personnes qu'il a pu connaître sont maintenant des rhinocéros : « personne, car il n'y a plus personne. » lignes 27-28.
Le monologue deBérenger est marqué par de grands passages de doutes, au début il affirme qui il est, il se distingue de la masse, il veux faire valoir sa différence : « On ne m'aura pas, moi. » ligne 15, « Je reste ce que je suis. Je suis un être humain. Un être humain. » lignes 17-19. Il va ensuite se remettre en question, douter : « Mais qu'elle langue est-ce-que je parle ? Quelle est ma langue ? Est-ce du français ça? Ce doit bien être du français ? Mais qu'est-ce que du français ? […] Est-ce que je me comprend ? Et si, comme me l'avait dit Daisy, si c'est eux qui ont raison ? » lignes 39-46, il doute de sa capacité à communiquer, de sa raison et de son identité : « Qu'elle drôle de chose ! A quoi je ressemble alors ? » lignes 49-50. Il commence même à se demander si finalement ce ne sont pas les autres quiont raison. Ce retournement de situation et en faite dû à une certaine lâcheté de Bérenger, il nous montre qu'il est plus facile de se confondre dans la masse que d'affronter les autres en étant différent. « Mais qu'elle langue est-ce-que je parle ? Quelle est ma langue ? Est-ce du français ça ? » 38-39, les rhinocéros deviennent une référence, s'y on se conforme à la masse on se garantit...
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