Commentaire sur l'incipit de candide

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  • Publié le : 22 mars 2011
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Le texte qui nous est proposé d’étudier est extrait de Candide ou l’Optimisme écrit par Voltaire et publié en 1759. Cet extrait est l’incipit de l’œuvre, il expose la situation de départ où Candide vit dans le château de monsieur le baron de Thunder-Ten-Tronckh. Il tombe amoureux de Cunégonde, la fille du baron. A la suite de la découverte de la liaison secrète entre Candide et sa fille, lebaron décide de la chasser de sa propriété. Nous nous demanderons en quoi l’incipit annonce-t-il un conte philosophique. C’est pourquoi nous allons réunir dans un premier temps les éléments du conte traditionnel pour aboutir dans un second temps à la perception philosophique de ce monde qui se révèle grotesque et factice.

Dans un premier temps, nous allons montrer que ce texte contient lescaractéristiques du conte traditionnel. Une première lecture suffit à remarquer sa structure. D’emblée, nous remarquons la phrase d’entrée : « Il y avait en Westphalie », qui révèle un lieu imprécis. En outre, le système temps du passé se déploie tout au long du texte avec l’imparfait qui domine : « avait » (l.1), « annonçait » (l.4), « soupçonnait » (l.8). Le schéma narratif de ce texte estcaractéristique d’un conte traditionnel car il est composé de la situation initiale : Candide vit dans le château de Thunder-Ten-Tronckh avec le baron, sa femme et Cunégonde leur fille. La situation initiale est suivie d’une péripétie dans laquelle Candide tombe éperdument amoureux de Cunégonde et se rapproche dangereusement de celle-ci, notamment après un dîner, derrière un paravent. Et enfin le texte s’achèvepar une situation finale dans laquelle le baron les surprend ensemble, lors de leurs ébats amoureux, et décide de chasser Candide de sa propriété. De plus, nous repérons une phrase de fin caractéristique du conte traditionnel : « et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles », que l’on pourrait rapprocher à la célèbre phrase :  « ils se marièrent et eurentbeaucoup d’enfants. »
Par la suite, nous analyserons le fond de ce texte. Nous remarquons le champ lexical de la gentilles et de la beauté avec les termes « douces, bon et honnête, haute en couleur, fraiche, appêtissante », qui converge vers l’idée d’un monde parfait, qui est une des caractéristiques principales du conte traditionnel. En outre, l’histoire se déroule dans un château donc nous pouvonsdire que le cade de l’histoire est en beauté et en perfection, ce qui souligne l’aspect traditionnel du conte. De plus, les personnages présents sont des personnages merveilleux, le baron et la baronne, ce qui souligne l’idée précédente. Nous pouvons aussi constater l’énonciation des adjuvants, avec Candide et Cunégonde qui filent une histoire d’amour secrète, puis des opposants, avec le baronqui les sépare sans pitié. Nous constatons aussi le fait de se cacher : « Cunégonde et Candide se trouvèrent derrière un paravent » (l.80), ce qui évoque un mensonge du fait que leur relation soit secrète, et enjendre donc une punition qui vise à inculquer les valeurs de l’honnêteté.

Dans un second temps, nous nous intéresserons à la révélation d'un monde grotesque et factice dans ce texte. Eneffet, les caractéristiques d'un monde grotesque se présentent tout d'abord dans le nom du héros "Candide", qui désigne un être peu crédible et naïf: "avec l'esprit le plus simple; c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide" (l.5/6). De plus, comme nous le montre l'extrait suivant: "Un des plus puissants seigneurs de la Westphalie car son château avait une porte et des fenêtres"(l.15), l'irone est présente, notamment dans la description du château. A cela s'ajoute "sa grande salle même était ornée d'une tapisserie" (l.15) qui converge vers la même idée de dérision. En outre, la supériorité de la baronne, qui se met en avant par rapport à Candide, est perceptible à travers sa présentation: "Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s'attirait par...
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