Commentaire sur l'origine des erreurs (leibnitz)

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  • Publié le : 11 décembre 2011
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Gottfried Wilhelm Leibniz né le 1646 et mort le 14 novembre 1716 est un philosophe, scientifique, mathématicien, logicien, diplomate, juriste, bibliothécaire et philologue allemand qui a écrit en latin, français et allemand. Le texte étudié est tiré de son œuvre Remarques sur Descartes. Tout au long de cet extrait, l’auteur compare toutes les erreurs, aux erreurs de calculs et essaye de démontrerque trouver le remède à ces dernières entraîne trouver le remède à toutes les erreurs. À la suite de cette comparaison richement illustrée d’exemples, il propose un « remède » à ces erreurs. Etudions ce texte afin d’en comprendre mieux le sens, et proposons dans un second temps une interprétation quand à cette argumentation.

Leibniz introduit son texte grâce à une phrase au caractèreirrévocable « L’origine de toutes les erreurs est, en un certain sens, la même que celles des erreurs de calcul, qui arrivent aux arithméticien », souligné par le présent de vérité générale, ainsi que le déterminant tout qui assure un caractère universel à cette idée. Il s’agit donc de sa thèse. Cependant il éveille l’attention, ainsi que la curiosité du lecteur en utilisant « en un certain sens ».Intéressons nous donc à la signification de cette thèse. L’origine est le processus qui permet l’apparition des objets quels qu’ils soient. Il est intéressant de noter que le terme origine à également une signification mathématique, et on peut dors et déjà remarquer l’analogie qui va suivre tout au long du texte entre origine des erreurs, et origine des erreurs mathématiques. Mais qu’est ce qu’une erreur ?Une erreur désigne une opinion, un jugement, ou une parole, non conforme à la vérité. Elle est donc propre à l’homme, certains dirons « l’erreur est humaine », expression connue de tout temps par l’homme et tirée du latin. « Errare humanum est » La vérité, elle, désigne ce dont on ne peut apporter la preuve. La preuve est un argument étayé inductif ou déductif visant à rétablir une conclusion.Ainsi l’erreur est une faute de raison, il semble alors adroit de comparer l’origine de toutes les erreurs, qui serait seulement le processus permettant l’apparition des opinions, jugements, ou paroles, sans argument inductif ou déductif permettant d’arriver à cette conclusion (ie avec des fautes de raison), à l’origine des erreurs mathématiques, qui elle est bien basée sur des vérités déductives(1+1=2), ou inductives (le pièce qu’on lance des milliers de fois pour s’apercevoir qu’elle tombe une fois sur deux sur le côté pile, en moyenne), et donc est l’exercice type de la raison.

Grâce à ça, l’auteur, lui-même mathématicien et connaissant la solution aux erreurs de calcul, l’adapte et propose un remède, ou une substance qui sert à guérir un mal, ici l’erreur, sous forme d’une deuxièmethèse énoncée de la même manière que la première avec le présent de vérité générale pour lui donner son caractère universel, et irrévocable, intemporel. « Le remède à nos erreurs est également le même que le remède aux erreurs de calcul » Il la complète par une conseil donner à l’impératif, une notice à suivre pour éviter n’importe quelle erreur « faire attention à la manière et à la forme ». Orfaire attention, entraîne être attentif, et ceci impose que l’esprit soit en forme, non fatigué. La fatigue de l’esprit est donc une condition suffisante à une faute de raisonnement, à une erreur. Mais qu’entends-t-il par faire attention à la manière et à la forme. Il semblerait qu’il veuille que l’on fasse preuve de rigueur par rapport au contenu et à l’enchaînement du raisonnement. C'est-à-dire,être minutieux « avancer lentement », soigné « répéter et varier l’opération » logique « recourir à des vérifications et des preuves », faire des étapes, ce que ce dernier appelle « découper les raisonnement pour permettre à l’esprit de reprendre haleine » tout comme un bon arithméticien saurait le faire dans ses calculs. Il nous fait également part de l’influence des sens sur les erreurs, de...
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