Commentaire therese raquin chapitre 13

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  • Publié le : 5 janvier 2011
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Thérèse Raquin est un roman publié en 1867 par le chef de file du gouvernement naturaliste Emile Zola dont c’est une œuvre de jeunesse. Dans ce roman naturaliste l’écrivain se propose d’étudier en scientifique le tempérament de deux personnages et la domination qu’exercent sur eux leurs nerfs.
Le passage qui nous intéresse est un extrait du chapitre 13 et se situe dans une morgue où Laurent varégulièrement à la recherche du cadavre de Camille afin de pouvoir être sûr que la mort de ce dernier est officielle. Un jour il se retrouve face à face avec le mort et l’on peut réellement parler d’un « duel » entre la victime et son bourreau, un duel qui tourne quelque fois au spectacle puisque Laurent semble totalement fasciné par la vue du cadavre.
Qu'est ce que emile zola a voulu nous montrerpar ce passage descriptif
En premiere patie nous allons voir tous les elements qui se rapporte a un tableau morbide
en deusieme partie nous allons observé que c'est une description reel et ireel

Camille était ignoble. Il avait séjourné quinze jours dans l’eau. Sa face paraissait encore ferme et rigide ; les traits s’étaient conservés, la peau avait seulement pris une teinte jaunâtre etboueuse. La tête, maigre, osseuse, légèrement tuméfiée, grimaçait ; elle se penchait un peu, les cheveux collés aux tempes, les paupières levées, montrant le globe blafard des yeux ; les lèvres tordues, tirées vers un des coins de la bouche, avaient un ricanement atroce ; un bout de langue noirâtre apparaissait dans la blancheur des dents. Cette tête, comme tannée et étirée, en gardant une apparencehumaine, était restée plus effrayante de douleur et d’épouvante. Le corps semblait un tas de chairs dissoutes ; il avait souffert horriblement. On sentait que les bras ne tenaient plus ; les clavicules perçaient la peau des épaules. Sur la poitrine verdâtre, les côtes faisaient des bandes noires ; le flanc gauche, crevé, ouvert, se creusait au milieu de lambeaux d’un rouge sombre. Tout le torsepourrissait. Les jambes, plus fermes, s’allongeaient, plaquées de taches immondes. Les pieds tombaient.
Laurent regardait Camille. Il n’avait pas encore vu un noyé si épouvantable. Le cadavre avait, en outre, un air étriqué, une allure maigre et pauvre ; il se ramassait dans sa pourriture ; il faisait un tout petit tas. On aurait deviné que c’était là un employé à douze cents francs, bête et maladif,que sa mère avait nourri de tisanes. Ce pauvre corps, grandi entre des couvertures chaudes, grelottait sur la dalle froide.
Thérère Raquin, chapitre 131
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Profil d’une oeuvre : Thérèse Raquin, Emile Zola de Georges Décote, Laure Himy, Jean-Daniel Mallet.
Le corps de Camille n’a pas été retrouvé et son décès n’est donc pas officiel. Cela tourmente Laurent qui se force à faire une visitequotidienne à la morgue. Après une semaine de visites assidues, un jour, le cadavre de son « ami » se trouve en face de lui : « étendu sur le dos, la tête levée, les yeux entrouverts. », Laurent le reconnaît.
Dans le concert d’indignation qui a accueilli la publication de Thérèse Raquin, ce chapitre sur la morgue a été tout particulièrement incriminé. La raison en est sans doute que la mort y estdonnée à voir comme un « spectacle » et que, dans ce spectacle, aucun détail atroce ne nous est épargné.
Dans le portrait que Zola fait du cadavre de Camille deux points de vue alternent : une description objective de l’aspect physique du corps en décomposition, des notations subjectives et affectives que suggèrent la vision effrayante du cadavre, et qui sont sans doute des projectionsinconscientes de Laurent sur le spectacle qu’il contemple.
Un portrait effrayant.
Dostoïevski qui séjourna en Suisse, visita le musée d’art de Bâle où il vit le tableau fameux de Grünewald, La déposition du Christ. La vision est terrifiante, le Christ est représenté le visage torturé par la douleur, les chairs déjà décomposées, verdâtres, il est allongé, comme le personnage de Camille. Dostoïevski...
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