Commentaire tirade de clytemnestre

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  • Publié le : 13 mai 2010
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Corrigé du commentaire composé de la tirade de Clytemnestre.
Acte III, Scène 8.

INTRODUCTION:

- Phrase d'appel: ex : “Dans la première partie du 20ème siècle, les tensions politques s'accroisent. La littérature essaye de révéler cette tension et de dénoncer l'apparition d'idées totalitaristes.”
- Présentation de l'auteur et de son oeuvre dans le contexte historique et littéraire.- Problématiques, dont dépend le plan. Ex: “Quel est le rôle de ce passage dans l'oeuvre?” - “Nous pourrons nous demander comment Clytemnestre arrive à se montrer victime d'Agammemnon. Malgré l'aveu de sa haine.” “Comment, dans son discours, Clytemnestre évoque t-elle sa haine et son mépris envers son mari.”
- Annonce du plan: 1) La haine de Clytemnestre.
2) La démythification.3) L'adaptation du mythe.

DEVELOPPEMENT:

La haine de Clytemnestre s'exprime à travers la structure, le lexique et la violence du style.

a) La structure:

Jeux de reprises organise le texte:

“haïr” encadre une sorte d'introduction. Elle y annonce par l'emploi du futur proche “je vais” le thème de la tirade: sa haine envers Agammemnon.

“barbe” et “petite doigt” :nombreuses reprises qui marquent l'obsession de Clytemnestre. Synecdoque qui réduit Agamemmnon à deux parties de son corps.

Donc structure qui met en valeur la haine de Clytemnestre et son caractère obsessionnel, fondée sur la conduite d'Agammemnon à son égard.

b) Les fondements:

Dégout physique lié à l'acte d'amour suggéré par la tournure “ il me tenait moi-même”. Appréciation fortementdépréciative “j'en était folle” et emploi de l'imparfait d'habitude qui accentue l'impression de dégoût. D'où “la nuit de faux amour” et l'adultère avec le bois du lit, à mettre en relation avec l'aveu d'Agathe.
Aussi efforts de Clytemnestre pour modifier la barbe d'Agamemnon qui la répugne. Anaphore de “inutile” et rythme ternaire soulignent la vanité de ses essais et l'imposibilité pourelle d'échapper à ce qu'elle hait. Ceci implique un sentiment de répugnance.
Elle souligne sa soumission malgré sa répulsion. Termes liés par le doublement de la conjonction de coordination “et” et par la reprise de l'interrogative “Pourquoi...?” dont les points de suspension traduisent le regret d'une telle attitude d'Agamemnon: le décrirement brutal quand il a emmenée de chez elle, “est venum'arracher” avec l'emploi du passé composé (conséquences dans le présent), et le sacrifice d'Iphigénie “horreur” mis en relief indique la réaction de Clytemnestre.

Donc tout en Agamemnon lui inspirait de la haine. Le portrait qu'elle en fait n'est donc pas celui d'un roi.

La violence de l'expression:

Elle a la volonté de persuader sa fille, par l'emploi de procédés lexicaux et de laponctuation.

- Triple “oui” : sorte de réponse à Électre et traduit la force du propos + “savoir”. La vérité va être dite. Elle semble éprouver du plaisir dans cette révélation “joie”.
Présentatif “ ce qu'il était” met en relief l'ironie de “père admirable”. Le passage à l'ondéfini “c'était lui”, dévalorisation mais aussi tentative d'explication qui s'adresse à un interlocuteur.
6exclamatives, des interrogatives et rithme ternaire : émotion de Clytemnestre.
Détournement ironique du titre d'Agamemnon “roi des rois”.

Densité croissante dans la 2ème partie du texte qui correspond à l'intensité coissante du sa haine envers un être soudain démythifié.

2) La démythification:

a) La faiblesse:

Structure : “seul homme”, “roi des rois”, “père des pères”, “lui” : progressionqui s'achève sur la brutalité du pronom. Même idée “vaniteux, vide aussi, banal” et “bégayant, lamentable”, un roi qui a besoin d'être rassuré qu'elle le glorifie en gestes et en paroles.
Donc faille de la puissance d'un roi suprême qui n'a pas de pouvoir sur sa propre femme.

b) Les caractéristiques psychologiques:

Pouvoir et solennité : “roi des rois” mais écrit sans mayuscule, qui va...
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